Sénégal: Saint-Louis / Recrudescence des violences dans les établissements scolaires - Le Geep capacite les élèves aux techniques de plaidoyer

30 Novembre 2020

La ville de Saint-Louis a abrité au cours du week-end (samedi et dimanche) une formation de deux jours des élèves sur les techniques de plaidoyer pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles surtout les élèves. C'est à l'initiative des responsables du Groupe pour l'Etude et l'Enseignement de la Population (GEEP) qui constatent des problèmes de grossesses d'élèves par le fait d'autres élèves mais aussi des viols. Une vingtaine d'élèves ont pris part à la formation.

Cet atelier vise à former les élèves leaders animateurs (LÉA) et quelques professeurs sur les techniques de plaidoyer pour lutter contre les violences basées sur le genre, notamment les mutilations génitales féminines, les grossesses précoces, les viols, entre autres. Il est initié par les responsables du Groupe pour l'Étude et l'Enseignement de la Population (GEEP) qui ont ciblé une vingtaine d'élèves dans cette première cohorte en vue de les former dans ce sens. "Il y a 20 élèves et 10 professeurs qui sont concernés par cette formation et tous viennent de la commune de Saint-Louis. Sur les violences au niveau des établissements scolaires, actuellement, nous remarquons surtout des problèmes de grossesses. Il y a beaucoup de filles élèves qui sont engrossées par des camarades élèves au sein de leurs écoles.

Également, il y a des problèmes de viols mais elles n'en parlent pas parce que les victimes ont souvent honte ou ont peur d'en parler. Mais il ne faut pas aussi écarter l'influence des parents qui préfèrent se taire plutôt que de dénoncer les violeurs", a indiqué Samsidine Badji, Coordonnateur régional du GEEP au niveau de la région de Saint-Louis. Il n'écarte pas également la responsabilité des enseignants par rapport une certaine forme de violence faite souvent sur les élèves dans les écoles. "Par exemple, quand un professeur dit à un élève en classe qu'il est nul et qu'il n'est pas fait pour telle ou telle autre matière, c'est une sorte de violence car cela bloquera l'élève de sorte qu'il n'osera plus lever la main pour répondre à une question ou aller au tableau", a-t-il ajouté.

Des formes de violences que le GEEP s'est engagé à combattre pour permettre aux élèves d'étudier en toute sécurité à l'école. Il est grand temps alors pour tous d'agir au nom des élèves par rapport à tous les problèmes auxquels ils sont confrontés. "Le GEEP a mis en place un outil appelé la boîte à outils de plaidoyer contre les violences basées sur le genre. Et c'est cette boîte à outils que nous venons administrer aux jeunes pour les capaciter afin qu'ils puissent à terme prendre en charge eux-mêmes toutes les questions auxquelles ils sont confrontés. Comment identifier une violence?

Quels sont les textes qui condamnent aujourd'hui ces violences ? Comment prendre en charge l'élève victime de ces violences ? Comment prévenir ces violences ? Et par où référer la victime de ces violences ? Ce sont ces questions qui seront passées en revue durant ces deux jours de formation", a soutenu Mademba Ndoye, Coordonnateur du Réseau national des Clubs EVF du GEEP.

Plus de: Sud Quotidien

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