Afrique: Condamné pour offense au chef de l'Etat - Barnabé Milinganyo sur le point d'interjeter appel

Le feuilleton judiciaire mettant en cause Barnabé Milinganyo, président du Rassemblement des leaders congolais (RLC), a atteint son épilogue le samedi 28 novembre au tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en matière de flagrance.

Au cours de l'audience, la toute dernière qui clôturait le procès au premier degré, le jugement rendu avait condamné le prévenu Barnabé Milinganyo à trois ans de prison et au paiement de deux millions de francs congolais ainsi que dix mille dollars américains au titre de dommages-intérêts pour menace de mort et offense au chef de l'Etat.

Comme il fallait s'y attendre, cette sentence a été très mal digérée par le collectif d'avocats de Barnabé Milinganyo qui a vite crié à l'instrumentalisation de la justice. La justice, a estimé la défense, n'a pas été bien rendue. « Ce qu'il faut éviter, c'est que la justice serve de bras répressif pour un camp contre un autre. Qu'on n'instrumentalise pas la justice », a indiqué à la presse Me Willy Ngashi Ngashi, l'avocat principal de Barnabé Milinganyo après la lecture du jugement.

Et de poursuivre : « C'est pour la première fois que quelqu'un est arrêté et condamné sur pied uniquement de ses opinions, en flagrance. Depuis le régime de l'actuel président, c'est le tout premier. Il va de soi qu'on risque d'assister à une escalade. Et lorsqu'on revient aux faits infractionnels, nous estimons qu'ils ne sont pas établis ». Non satisfait par ce jugement, la défense de Barnabé Milinganyo a promis d'interjeter appel. « Nous allons nous pourvoir comme de droit, à savoir notre client va faire appel », a déclaré Me Willy Ngashi.

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