Sénégal: Kaffrine - 1.018 personnes vivent avec le VIH/SIDA (médecin-chef)

Kaffrine, 1 er déc (APS) - La région de Kaffrine compte 1.018 personnes vivant avec le VIH/Sida, a révélé, mardi, son médecin-chef, Dr Moustapha Diop.

"À ce jour, la région de Kaffrine est à 1.018 personnes qui vivent avec le VIH/Sida. Et sur ces 1.018 personnes, près de 713 sont des femmes. Donc, 70% des personnes qui vivent avec le VIH/Sida à Kaffrine sont de sexe féminin", a déclaré le Dr Diop, lors d'un point presse destiné à faire la situation sur la pandémie dans cette région du centre du pays.

Il a précisé que la prévalence au niveau de la région de Kaffrine est estimée à 0,9%.

Dr Diop a relèvé aussi que 52 enfants et 46 femmes enceintes font partie des 1.018 personnes infectées par le VIH/ Sida dans cette région. Tous ces malades sont en train d'être suivis par les services de santé de la région Kaffrine, a-t-il rassuré.

Pour l'année 2020, il a révélé que la région de Kaffrine a "recensé 133 nouvelles infections". Et à l'en croire, elle "fait partie des régions vulnérables par rapport au VIH/Sida à cause de sa position de carrefour".

Selon lui, la "vulnérabilité" de la région à cette maladie est liée au fait qu'elle est traversée par une route nationale, la RN 6 (le corridor Dakar-Bamako). S'y ajoute, dit-il, "le niveau appréciable de la pauvreté et le fait que Kaffrine est à la frontalière" avec la Gambie.

"À Kaffrine, nous sommes intéressés avec nos services à une prise en charge de toutes ces personnes qui sont infectées par le VIH/Sida mais en mettant le focus sur les populations clés, notamment les homosexuels, les travailleurs du sexe et les consommateurs des drogues injectables", a-t-il souligné.

Faisant la situation sur l'objectif des trois 90, le médecin-chef a indiqué que concernant le nombre de personnes dépistées, la région de Kaffrine affiche un taux de 89%.

"Pour le deuxième 90, c'est-à-dire les personnes qui sont testées positives et qui ont accès au traitement rétrovirale, la région est à 99%. Et pour le troisième 90, c'est-à-dire les malades qui ont une charge virale indétectable, Kaffrine est à 16%", a-t-il rappelé.

Aujourd'hui, a soutenu le Dr Diop, "la région médicale de Kaffrine a comme défis le diagnostic précoce des enfants et des partenaires, la réalisation des charges virales, l'interruption de la transmission mère -enfant et le suivi et la prise en charge des populations clés, c'est-à-dire les consommateurs de drogues injectables, les homosexuels et les travailleurs du sexe".

Plus de: APS

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.