Congo-Kinshasa: La Lucha appelle à la fin du mandat de la MONUSCO

La sollicitation faite en direction du Conseil de sécurité de l'ONU relève du fait des massacres à répétition des civils dans la partie est du pays, au vu et au su de l'armée congolaise et des casques bleus de la Monusco.

En réaction aux massacres à répétition des civils dans l'est de la RDC, même dans les parties où la présence de l'armée congolaise et des casques bleus de la Monusco est effective, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) exhorte les ambassadeurs des États membres du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) à mettre fin au mandat de la Mission onusienne pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) dans une période ne dépassant pas douze mois. Dans un communiqué, ce mouvement regrette que les casques bleus de l'ONU aient fait plus de vingt-deux ans dans le territoire congolais, comme témoins passifs que protecteurs proactifs et efficaces de la population.

La Lucha dit, en outre, attendre du CSNU d'instruire le secrétaire général, dans l'objectif d'assurer la continuité de cette mission onusienne, de demander, à son tour, le transfert de ses activités civiles et humanitaires aux autorités locales, aux agences des Nations unies et aux ONG tant internationales que locales.

Dans l'optique de la neutralisation des groupes armés et de la participation effective aux opérations de protection des civils, ce mouvement citoyen recommande également à ces ambassadeurs des pays membres du CSNU, le maintien et le renforcement du mandat de la brigade d'intervention (FIB), avec des troupes africaines ainsi qu'un appui technique et logistique à l'armée et la police. Rejoignant d'autres associations de société civile congolaise, la Lucha recommande au chef de l'État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, et au gouvernement de la RDC, de faire une purge au sein de l'armée et la police en écartant de la chaîne de commandement ainsi qu'à celle des services de renseignements les officiers soupçonnés de violations graves de droits humains.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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