Congo-Brazzaville: Concertation politique - Claudine Munari regrette l'absence des membres de la fédération de l'opposition à Madingou

Présente à Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, pour le compte du Mouvement pour l'unité, la solidarité et le travail (MUST), Claudine Munari a déploré l'absence d'autres cadres de la Fédération de l'opposition congolaise (FOC) qu'elle dirige à ce grand rendez-vous politique.

Ayant bénéficié de six places à la dernière concertation politique pour le compte du MUST, Claudine Munari avait souhaité voir certains membres de la FOC saisir cette opportunité pour aller discuter avec les autres forces vives de la nation à Madingou sur les préparatifs de l'élection présidentielle de l'année prochaine. « Le seul drame pour moi, c'est que mes camarades n'aient pas saisi l'opportunité d'aller à Madingou puisque nous avons eu six places. S'ils avaient eu cette humilité de dire : ne laissons pas le pouvoir gagner sur tout le terrain, allons apporter notre part de vérité à Madingou, ils auraient fait œuvre utile. Mais, ce n'est pas de la sorte qu'ils ont raisonné. Chacun va en politique pour défendre ses convictions », a réagi Claudine Munari, lors de la conférence de presse co-animée le 30 novembre avec Pascal Tasty-Mabiala et Guy Brice Parfait Kolelas.

La participation de la présidente du MUST à la concertation de Madingou, tenue les 25 et 26 novembre, n'a pas été vue d'un bon œil par certains cadres de la FOC. En effet, sur la vingtaine de partis et associations que compte cette plate-forme de l'opposition, seul le MUST a été invité avec six places à la clé. « J'ai appris qu'en politique on n'est pas toujours d'accord. En politique chacun joue son jeu. Concernant les critiques de certains membres de la fédération, je vous envoie à la liste des partis conviés à Madingou. Pour dire non à une invitation, il faut être convié. Je pense que c'est aussi le jeu du pouvoir de diviser pour bien régner », a-t-elle poursuivi.

S'agissant des conclusions de cette concertation, elle a assuré que le MUST rendra compte, le moment venu, aux autres membres de la fédération d'autant plus que ce qui les divise n'est pas plus fort que ce qui les unit. « Ce qui fait l'objet de notre combat de tous les jours c'est l'alternance démocratique, la libération des prisonniers politiques et la bonne gouvernance électorale. Tant que nous ne sommes pas sortis de ce cadre, le combat reste entier », a-t-elle poursuivi, précisant que les discours du genre « Madingou était une perte de temps ; l'opposition s'est fait avoir par le PCT », n'ont pas de sens puisqu'il s'agissait d'une concertation et non d'un dialogue.

Quant à l'unification de l'opposition, elle pense que les différents acteurs se battent pour l'amélioration de la gouvernance électorale. « C'est le sujet le plus convergent que l'on puisse trouver dans une dynamique politique. Avant l'élection présidentielle de 2016, nous nous battions pour la même chose : l'alternance démocratique dans le pays. Ce qui s'est passé après l'élection présidentielle, c'est que nous avons pris un autre couloir. Aujourd'hui, me retrouver aux côtés de mes frères, il y a quoi de plus naturel puisque nous nous battons pour la même chose », a-t-elle conclu.

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