Madagascar: Patrimoine - Icom Madagascar se positionne sur la restitution des biens culturels volés

Le crâne du roi Sakalava exposé dans un célèbre musée en France

Le 14 novembre sera célébrée pour la première fois la journée internationale contre le trafic illicite des biens culturels à Madagascar. Cette déclaration émane du comité malgache du Conseil International des Musées (Icom). Dans un communiqué, celui-ci rappelle ses attentes par rapport aux restitutions complètes des biens culturels volés par la France « avant et durant la colonisation ». On compte des milliers de musées que des collectionneurs français gardent jalousement.

« L'Icom Madagascar est confiant de l'engagement de l'Etat français pour cette noble cause car il est acté par le récent projet de loi adopté par la sortie des collections publiques françaises des objets d'art du Sénégal et du Bénin permettant leurs restitutions à leur pays d'origine », ajoute le document. Pour l'instant, pour le cas de Madagascar, les soi-disant propriétaires de ces objets dérobés à la Grande Île feraient tout pour retarder les échéances.

Il faut avouer que ces musées se disant férus d'humanisme n'ont pas de scrupule à garder des ouvrages issus de profanation des tombes, comme les poteaux funéraires ou « aloalo ». Sans oublier les crânes du roi Toera, un patriote décapité par les colons en 1897, dont la tête a été emmenée en France pour démontrer la mentalité civilisatrice des Français, ou celui de Ratsimamanga. Citer des exemples remplirait toute une bibliothèque.

Enfin, L'Icom Malagasy « rappelle à l'Etat Malagasy qu'il est de notre intérêt de procéder à l'adhésion à la convention d'Unidroit de 1995 sur les biens culturels volés et/ou illicitement exportés ». Dans cette optique, la création d'une plateforme « dédiée au retour des biens culturels qui englobera toutes les compétences requises aussi bien en France qu'à Madagascar ». Une bonne idée si la transparence envers la population est effective. Il faut savoir que ces biens volés appartiennent à l'histoire et au patrimoine, ainsi, leurs valeurs marchandes sont très élevées.

Plus de: Midi Madagasikara

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