Cameroun: « Une ère nouvelle dans la quête du mieux-être des populations »

interview

André Siaka, candidat RDPC à l'Ouest.

Votre candidature a été une surprise pour ceux qui ne vous connaissent pas un passé dans l'arène politique. Qu'est-ce qui a motivé votre engagement ?

Tout d'abord, je tiens à préciser que pour l'élection régionale, j'ai sollicité et obtenu l'investiture de mon parti le Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC), parti au sein duquel je milite depuis de nombreuses années. Cela dit, la décentralisation au Cameroun, telle que consacrée par la constitution et organisée par la loi du 24 décembre 2019 portant Code général des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) ainsi que les textes subséquents, est un changement systémique et une formidable opportunité d'aller au-devant des préoccupations des populations à la base. C'est une avancée majeure particulièrement motivante pour peu que l'on veuille mettre une somme de connaissances, de compétences et d'expériences au service des réalités de la communauté.

Concrètement, qu'entendez-vous apporter ?

J'ai la profonde conviction que la décentralisation qui se met en place dans notre pays augure d'une ère nouvelle dans la quête du mieux-être des populations. Le cadre législatif et réglementaire qui régit la décentralisation est une avancée considérable notamment en ce qui concerne l'éventail des responsabilités et compétences transférées de l'Etat central aux Régions. Le nouveau cadre mis en place est absolument fondateur. A titre indicatif, les dispositions de la loi qui traitent des compétences transférées sont édifiantes.

Ces compétences portent sur le développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif, la gestion de l'environnement et des ressources naturelles, l'aménagement du territoire, l'urbanisme, l'habitat etc. C'est à la fois vaste et exaltant. Il s'agira, au-delà des compétences et des moyens transférés, de mobiliser toutes les énergies dans l'optique ultime d'améliorer les conditions de vie des populations. C'est la finalité du progrès et j'en mesure les enjeux. Le président de la République S.E. Paul Biya a placé le septennat en cours sous le signe des grandes opportunités. Très sincèrement, l'une des plus grandes opportunités offertes aux Camerounais, c'est la mise en place de la décentralisation telle que consacrée par la loi du 24 décembre 2019 portant Code Général des CTD.

Quelles seraient vos priorités dans la région de l'Ouest ?

Comme vous le savez certainement, il y a des problèmes transversaux que l'on retrouve dans toutes les régions du Cameroun ; la pauvreté, les inégalités, l'exclusion, la précarité, le chômage et le désespoir des jeunes, le déficit d'infrastructures etc. A tous ces maux est venue se greffer la pandémie du Covid-19 dont les effets sont dévastateurs. Pour ce qui est de l'Ouest, le secteur agropastoral mériterait une plus grande attention. Je ne saurais être exhaustif dans le cadre d'une interview mais il importe de souligner que ces actions seront accompagnées d'une consultation des populations à la base afin de prendre en compte leurs aspirations profondes.

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