Congo-Brazzaville: Journée mondiale de l'enfant - La Fondation Eboko sensbilise les élèves aux violences sexuelles

La Fondation Eboko a lancé, le 25 novembre dernier, la semaine de sensibilisation sur comment prévenir le harcèlement, les violences sexistes et sexuelles à l'école. Cette campagne, qui s'inscrit dans le cadre de la journée mondiale de l'enfant célébrée le 20 novembre de chaque année, permettra aux membres de cette Fondation d'informer les élèves au sein même de leur structure scolaire durant les 16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre.

« Cette campagne a été lancée le 25 novembre 2020 par une E-Conférence sous le thème du consentement sexuel. Selon notre planning, nous avons une série d'activités que nous mènerons au sein de plusieurs écoles jusqu'au 10 décembre, Journée mondiale des droits de l'Homme », a expliqué Vanessa Mavila, présidente de la fondation, avant de souligner : « La protection des enfants contre toute forme de violence est un impératif qui s'impose à tous ». Lors de la cérémonie de lancement, la Fondation a demandé à une femme victime de témoigner devant les élèves sur les violences dont elle avait été victime. Un témoignage poignant qui a touché les élèves qui ont fait la promesse de poursuivre la sensibilisation au sein de leurs familles.

A la question de savoir ce qui justifierait de telles pratiques malsaines à l'école, Vanessa Mavila est catégorique : « Rien ne justifie les violences en milieu scolaire ». Cependant, elle reconnaît que les causes peuvent être complexes et multiples telles le climat scolaire, l'appartenance ethnique, la religion, le manque de repère, l'intolérance ou les modes de vie divergents instaurent un climat propre au conflit et à la violence. « Un climat scolaire dégradé peut aussi générer davantage la violence et engendrer des troubles de l'équilibre émotionnel et psychologique », souligne-t-elle.

Pour combattre les violences en milieu scolaire, « il faut réapprendre le vivre-ensemble, l'acceptation de l'autre dans sa différence, multiplier les campagnes de sensibilisation dans les écoles de la République, mettre à disposition des élèves des outils de communication qui participeront à la prévention des violences et à un meilleur repérage des victimes », précise-t-elle.

A ce titre, l'Union des femmes africaines pour la paix, un collectif de femmes qui se trouve au sein de la Fondation Eboko, a développé une application « Lily Alerte » pour dénoncer les violences faites aux femmes. Cette application sera disponible dans les prochains jours. Notons que, grâce à l'UFAP, la fondation arrive à prendre en charge de manière rapide et efficace les personnes victimes de violences sexuelles et de harcèlement. Il convient de relever aussi que la Fondation Eboko a signé des conventions de partenariats avec quelques organismes avec lesquels elle travaille sur la réinsertion sociale et professionnelle des femmes victimes de violences.

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