Sénégal: Anniversaire du décès de Sidy Lamine Niass - « Mollah », deux ans déjà !

4 Décembre 2020

4 décembre 2018. Le soleil commence à darder ses rayons sur Dakar. Pour cette journée, l'astre a refusé de briller pour les occupants de la terre. Préférant, ainsi, devenir le témoin des larmes de l'Aurore. Il est 8h 20 minutes. La grande faucheuse, une fois de plus, a frappé fort. Et, une voix s'est tue à jamais. Celle d'un combattant. Tel un baobab qui s'est effondré, le Sénégal venait de prendre un de ses illustres fils: Sidy Lamine Niass, un grand homme. Un homme de foi dont les Sénégalais se souviennent, deux années plus tard.

De son vivant, le "Mollah" de Sacré-Cœur Niass a été un homme multidimensionnel. Un religieux, un démocrate, un révolutionnaire qui était toujours à côté de son peuple, un combattant pour la liberté. L'ancien Président directeur général (PDG) du groupe de presse Wal Fadjri (l'Aurore, en français) a participé à beaucoup de marches organisées pour défendre la cause de ses concitoyens.

Né le 15 août 1950 à Kaolack, la vie de ce défenseur des libertés, a été rythmée. Le fils de Mame Khalifa Abdoulaye Niass a toujours eu des démêlés judiciaires. Mais, il a toujours porté sa foi en bandoulière pour mener tous ses combats. Il s'est battu pour l'islam aussi. « Il était fidèle en amitié ». De plus, il avait de très bons rapports avec toutes les confréries dans le pays. « Il mettait de la conviction dans tout ce qu'il faisait et dans tout ce qu'il disait. Quand il y a eu la polémique sur l'église de Tivaouane, Sidy a fait entendre un point de vue autre que celui qui a été ambiant à l'époque. Et là, je dis que lui qui était un chef religieux musulman savait s'entourer de chrétiens, de tous », témoignait l'ancien Directeur de publication de Walf Grand-Place, Jean Meïssa Diop. « Il était très fier de dire que chez moi ici (à Wal Fadjiri), il y a tout le monde : des musulmans, des chrétiens et même des athées. C'était vraiment cela, sa capacité de s'élever au-dessus de toutes ces formes différences. Je lui en serai reconnaissant. Je lui témoigne cette grandeur d'esprit dont tout le monde n'est pas capable », avait-il ajouté.

Pour Oustaz Alioune Sall, « Sidy était un fervent croyant et un amoureux du prophète et de l'Islam. Il disait souvent que l'homme doit faire une introspection pour voir la différence entre son passé et son présent, afin de s'orienter vers son Seigneur ».

Trois jours après son décès, le 4 décembre 2018, le président fondateur de Wal Fadjri et petit-frère d'Ahmed Khalifa Niass est enterré à Léona Niassène pour son repos éternel. Une polémique née sur le lieu d'inhumation est passée par là. Cheikh Niass « voulait respecter la volonté de son père d'être inhumé au cimetière de Yoff » tandis que Léona Niassène réclamait son fils. Finalement, la famille a eu raison sur le fils.

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