Sénégal: Mbour / Leur marche nationale non-autorisée - Les acteurs de la pêche artisanale étalent leurs griefs

5 Décembre 2020

Les acteurs de la pêche de la Petite côte ont réagi devant la presse hier, vendredi, à la non autorisation d'une marche nationale prévue à Dakar devant les mener de la Place de l' Obélisque au rond-point de la Rts. Ils ont évoqué les maux du secteur les privant de revenus et poussant à une aventure périlleuse et mortelle tout en demandant au président de la République, la tenue des états-généraux de la pêche artisanale.

Abdoulaye Ndiaye, le secrétaire général adjoint de l'Union nationale des pêcheurs artisans du Sénégal (Unapas) a pointé du doigt la présence massive des bateaux étrangers et surtout ceux de l'Union Européenne capables de transporter 200 tonnes de capture, contribuant à racler les mers et participant à une raréfaction certaine de la ressource. Sur le refus d'autorisation du préfet de Dakar de la marche nationale, ses mots sont clairs et sans équivoque " La Covid-19 a bon dos ".

L'important pour lui, c'est qu'une autre demande sera faite au moment opportun. L'Unapas a lancé dans la foulée un appel au ministre de la Pêche et de l'économie maritime pour des éclairages sur les 52 bateaux nouvellement venus de la Chine. L'Unapas demande aussi la publication du listing des bateaux étrangers pêchant au Sénégal. En plus, une des préoccupations des acteurs de la pêche reste de savoir qui sont ceux parlant en leurs noms d'où ils viennent et ont le mandat de qui. Sur le matériel de pêche, Abdoulaye Ndiaye se désole d'entendre des tentatives d'autorisation du filet mon filament, un véritable fossoyeur des mers.

Sur les moteurs hors-bords, son avis reste clair. Le matériel n'est pas de qualité et coûte cher et en plus, le concessionnaire bénéficie d'une exclusivité. Abdoulaye Ndao, le trésorier adjoint de l'Unapas demande pour sa part l'arrêt voire l'annulation des licences et conventions pour permettre une régénération de la ressource. A l'en croire, le plan d'action déroulé va continuer jusqu'à la satisfaction des doléances.

Sur l'émigration clandestine, il a rappelé le départ massif de pêcheurs. Le fait s'explique à son avis par une raréfaction de la ressource par manque de protection de la mer. Les mareyeurs, les femmes transformatrices, les écailleuses et les charretiers sont venus en masse au point de presse pour les soutenir.

Plus de: Sud Quotidien

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