Guinée Bissau: Fermeture des bureaux de l'ONU où l'ex-Premier ministre s'était réfugié

L'ONU ferme ses bureaux alors que le sort d'un ex-Premier ministre réfugié dans ses locaux n'est toujours pas réglé. Aristides Gomes s'est réfugié au bureau spécial de l'ONU à Bissau il y a huit mois, alors qu'il craignait pour sa vie, après l'accession au pouvoir du président Umaro Sissoco Embalo. Vendredi, lors d'une cérémonie, le bureau de l'ONU marque la fin de ses activités, son mandat s'achève à la fin de l'année.

La représentante du secrétaire général des Nations unies à Bissau, Rosine Coulibaly, a qualifié de « sensible » la situation de l'ancien Premier ministre, affirmant que des discussions sur son sort sont en cours.

« Insécurité »

« Aristides Gomes s'est senti en insécurité. Il a demandé la protection des Nations unies et c'est notre rôle. C'est notre rôle et ce n'est pas la première fois en réalité qu'en Guinée-Bissau et ailleurs d'ailleurs que nous donnons la protection à ceux qui pensent qu'il y a un risque pour leur vie, ou un risque pour l'observation de leur droit », rappelle Rosine Coulibaly.

La représentante du secrétaire général des Nations unies à Bissau précise que cela fait partie de leurs missions et que cela ne pose pas de problème.

Respecter les droits de la personne

Rosine Coulibaly se veut rassurante: « La mission Binugbis, le Bureau intégré des Nations Unies, va fermer, mais les Nations unies sont là. Si quelqu'un est sous la protection des Nations unies, les Nations unies étant là, la protection doit continuer. Et nous espérons justement que ce problème va se résoudre de la plus belle des manières en respectant bien sûr les textes du pays, mais en respectant les droits de cette personne .»

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