Congo-Brazzaville: Congo télécom - Le personnel appelé au ressaisissement

Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon Juste Ibombo, invite les travailleurs de l'opérateur public de télécommunication à ne pas céder aux à l'intox ni à la désinformation quant à l'exploitation de la fibre optique.

C'est ce qui ressort de la déclaration faite par le ministre de tutelle, le 14 décembre, suite au refus dans la matinée du même jour, des syndicats de cette société, de le laisser accéder au local de Congo Télécom pour un échange au sujet de leur revendication.

Les travailleurs de Congo Télécom exigent, en effet, le retrait d'un contrat de concession de la fibre optique accordé par le ministère de tutelle à une société privée, redoutant ainsi un « bradage » de l'infrastructure destinée à être le piédestal de la politique de développement de l'entreprise.

« Nous attirons l'attention des institutions de la République que le contrat de concession octroyée par le ministère des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique en complicité avec le ministère de l'Economie, à une société privée, dénommée Yao Corp, pour exploiter la fibre optique en lieu et place de Congo Télécom, est un désastre pour l'opérateur historique et pour le pays », avaient déclaré les travailleurs réunis en assemblée générale le jeudi dernier.

Depuis deux mois, avaient expliqué les syndicalistes, la société Yao Corps SA a obtenu les attributions de gérer la fibre optique aérienne construite par l'Etat sur le réseau SNE, grâce à un contrat « de dupe » signé « en toute violation des lois et règlement de la République ».

Réagissant par rapport à ces déclarations, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique a signifié que la fibre optique construite dans le cadre du boulevard énergétique est composée de 24 câbles. « Depuis 2012, une seule partie du réseau est exploitée pour de lourds investissements consentis par l'Etat. En réalité, Congo télécom n'utilise que quatre câbles de ce réseau. »

« Suite à une étude diligentée en 2015 par l'ancienne direction de la Société nationale de l'électricité, via un cabinet privé, il a été conclu avec l'aval du régulateur, sa mise en exploitation par les opérateurs privés. D'où, la démarche du gouvernement à travers un partenariat public-privé, de concéder ce réseau pour maximiser les investissements de l'Etat surtout pour que cette infrastructure ne tombe pas en désuétude », a-t-il précisé.

Selon ce dernier, cette concession n'entrave en rien, l'évolution de Congo télécom. « Nous déplorons l'instrumentalisation, la désinformation, et condamnons fermement les agitations de ce matin, c'est inadmissible. Nous demandons à la direction de se ressaisir et à l'ensemble des travailleurs de ne pas céder aux intox. Les portes du dialogue avec la tutelle restent ouvertes », a conclu Léon Juste Ibombo.

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