Congo-Brazzaville: Projets SGP/FEM/PNUD - Les bénéficiaires de la sixième phase opérationnelle reçoivent leurs chèques

La cérémonie de remise symbolique de ces chèques s'est déroulée au siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en présence de la ministre du Tourisme et de l'Environnement, Arlette Soudan-Nonault, et du représentant résident de cette institution onusienne au Congo, Maleye Diop, le 14 décembre dernier.

La forêt congolaise représente 12% du massif forestier du bassin du Congo avec une faune et une flore extraordinaire. Le Congo a très tôt pris conscience de cette grande richesse et entend la protéger. C'est pourquoi dix-sept aires protégées couvrant environ 13% du territoire national ont été créées, a souligné la ministre du Tourisme et de l'Environnement.

L'écosystème congolais est menacé, et cette menace provient de la satisfaction des besoins des populations vivant dans les grandes localités du pays au mépris de règles qui régissent la chasse par exemple et des lois qui protègent certaines espèces telles que les éléphants, les gorilles et les panthères. C'est ainsi que dans la perspective d'aider les riverains à se détourner des pratiques qui à terme constituent un danger non seulement pour la faune mais également pour eux-mêmes, il a été mise en place le projet SGP/FEM/PNUD permettant aux organisations non gouvernementales (ONG) de bénéficier d'un appui à hauteur de 1.000.000 USD.

Pour la ministre du Tourisme et de l'Environnement, l'objet de cette cérémonie est étroitement lié à la volonté du président de la République, chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, de préserver les écosystèmes forestiers et au-delà le bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète qui renferme 10% de la biodiversité mondiale.

« Nous avons ainsi à travers ce réseau d'aires protégées, qui pour certaines sont transnationales, créé les conditions pour une conservation durable de notre biodiversité qui est aujourd'hui au centre des enjeux mondiaux dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Notre responsabilité face à la communauté internationale s'est même accrue ces dernières années avec la découverte des tourbières dans la Cuvette centrale du bassin du Congo qui s'étendent sur près de 145 500 km² entre notre pays et la République démocratique du Congo », a déclaré la ministre.

Ces tourbières, poursuit-elle, séquestrent environ trente milliards de tonnes de carbone, l'équivalent de quinze ans d'émissions de CO2 de la planète. « Nous devons cependant admettre qu'aucune forme de conservation n'est possible sans une forte implication et un accompagnement consistant des acteurs de terrain, c'est-à-dire les citoyens et les populations riveraines des aires protégées que vous représentez. C'est vous qui connaissez le mieux la forêt de laquelle vous tirez l'essentiel de vos moyens de subsistance. Vos besoins au quotidien ne sont pas une menace pour la faune et la flore. Les fonds que vous allez recevoir doivent vous permettre de développer ou de renforcer les activités génératrices de revenus dans le domaine de l'agriculture, de l'élevage ou de la valorisation des produits forestiers non ligneux que quelques-uns parmi vous mènent déjà », s'est-elle exprimée à l'endroit des bénéficiaires.

Conserver, a-t-elle ajouté, est une richesse, elle apportera aux riverains des revenus additionnels à travers le développement de l'écotourisme pour lequel des projets sont en préparation. De même des touristes viendront de loin pour admirer les éléphants, les gorilles, les crocodiles, les hippopotames et autres espèces rares qu'ils auraient préservées.

Enfin, la ministre a invité les bénéficiaires des fonds alloués par le PNUD de faire bon usage de ces fonds pour mener à bien les activités qui leur permettront d'assurer leur survie et d'améliorer leurs revenus. De même qu'ils devraient être des acteurs vigilants de la conservation du patrimoine naturel pour le bien du Congo et de toute la planète.

Le Berger-vert, une ONG à but non lucratif et qui œuvre dans la conservation de la faune, la flore et de l'écosystème, à Ouesso dans la Sangha est l'un des bénéficiaires de ces fonds. Le projet de cette ONG porte sur l'élevage du parc. Il s'agit de la création des fermes au bénéfice du projet, c'est-à-dire des anciens braconniers et vendeurs de la viande de brousse. La durée de ce projet est de deux ans maximum.

Alors que l'association de défense et de promotion de la population autochtone (Adppa) que dirige monsieur Nganga porte un projet de détourner les riverains. « Nous avons développé les activités génératrices des revenus dans le département de la Sangha, précisément dans le district de Sembé dans deux villages, Dia et Maniolo. Notre projet vise à détourner l'attention des gens pour qu'ils se désintéressent du jour au jour de la chasse afin de s'intéresser à d'autres activités génératrices des revenus. Pour ce projet il nous a été donné une enveloppe de vingt millions de FCFA », a-t-il déclaré.

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