Congo-Kinshasa: Lutte contre la 2ème vague de la Covid-19 - Des inconscients sabotent le couvre-feu

22 Décembre 2020

Des réclamations et protestations fusent ici et là depuis l'instauration du couvre-feu, le vendredi 18 décembre, pour lutter contre la propagation de la Covid-19 sur l'ensemble du territoire national. Parmi les Congolais que le gouvernement voudrait protéger, il y en a qui sont très mécontents de cette mesure.

Ils voudraient au mieux qu'on annule cette décision ou qu'on la limite aux heures extrêmes de la nuit. Plusieurs justifications sont avancées pour soutenir cette position : les difficultés de transport ; la survie quotidienne ; le doute sur la réalité et la virulence de cette pandémie ou encore, des contestations dictées par des oppositions politiques. Toutefois, des telles contestations proviennent des personnes souvent inconscientes des conséquences néfastes que provoque cette maladie.

A voir les ravages causés ailleurs par ce virus, les experts expliquent, sans exception, que la meilleure méthode de combattre l'expansion de cette maladie est d'éviter des contacts entre humains. Cela étant impossible, des mesures intermédiaires sont adoptées ; à savoir confinement ou couvre-feu. En tenant compte de certains paramètres sociaux, le couvre-feu a été préféré au confinement. Ceux qui combattent le couvre-feu ignorent qu'à cause de la nocivité de la pandémie, la seule solution envisageable reste le confinement de la capitale. Ceux qui doutent toujours de la virulence de cette maladie voudraient sans doute assister à un carnage des populations congolaises en général et kinoises en particulier pour satisfaire leurs fantasmes. Dans ce dernier cas, ces contestataires seront les premiers à accuser les autorités d'incompétence, car n'ayant pas été capables de prendre des mesures idoines pour mettre la population à l'abri du péril.

L'image actuelle des centres de traitement de covid-19 débordés par les malades inquiètent car il y a des malades qui sont renvoyés par manque des places. Ceci est un très mauvais signe qui doit interpeller tout le monde, et en premier lieu les autorités sanitaires. Cela exige aussi du public une discipline de combat et non un laisser-aller ou laisser-faire à des contestations sans objet, visant uniquement à plaire à certaines gens.RSK

Plus de: Le Phare

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X