Afrique: Cinq graphiques sur la reprise et la croissance post-Covid-19 dans la zone euro

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Département Europe du FMI

le 23 décembre 2020

La pandémie de COVID-19 est source de graves difficultés sociales et économiques en Europe. Alors que les mesures extraordinaires et les dispositifs de confinement mis en place par les pouvoirs publics ont atténué les effets de la première vague de la pandémie, une deuxième vague de grande ampleur et de nouvelles mises en confinement menacent la reprise.

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Le FMI et la COVID-19

Selon la dernière évaluation économique de la zone euro réalisée par le FMI, la principale difficulté consiste à continuer de lutter contre la pandémie tout en favorisant une reprise solide et inclusive.

Les cinq graphiques suivants illustrent les répercussions de la COVID-19 sur la zone euro et les mesures à prendre pour assurer une reprise plus durable.

L'activité économique dans la zone euro devrait connaître une forte baisse en 2020, puis amorcer un rebond en 2021. Malgré la reprise prévue, la zone euro devrait subir des pertes de production permanentes dues à la crise ; en 2025, la production devrait encore être bien inférieure à sa trajectoire d'avant la crise. Les secteurs où les contacts sont fréquents (ex. : tourisme et transports) et ceux contraints de fermer pendant les périodes de confinement, comme les magasins et les restaurants, seront les plus touchés à court terme. Les jeunes, les pauvres et les femmes subissent les conséquences de la crise de manière disproportionnée.

Des mesures sans précédent ont été prises sur tous les fronts pour atténuer les répercussions de la pandémie. La politique monétaire audacieuse de la Banque centrale européenne (ex. : création ou élargissement de programmes d'achat d'actifs) a apaisé les marchés et assoupli les conditions de financement, ce qui a favorisé l'octroi de prêts aux ménages et aux entreprises. En outre, de nombreux pays ont prolongé leur programme de chômage partiel ou en ont instauré de nouveaux, ce qui a permis d'aider les entreprises à réduire les heures de travail plutôt que leurs effectifs et d'éviter ainsi une hausse immédiate du chômage. D'autres initiatives ont permis de faire baisser les coûts des entreprises, notamment par des subventions salariales, des suspensions de remboursement de dettes ou des reports d'impôts, ainsi que de fournir des liquidités sous forme de dons ou d'injections de capitaux, ou encore de prêts bancaires garantis.

Alors que la zone euro s'engage sur le long chemin de la reprise, ses dirigeants devraient prendre des mesures de plus en plus ciblées. À mesure que la reprise se confirme et que les restrictions sur les activités sont levées, il faudrait favoriser une transition vers un nouveau monde post-pandémie. Les entreprises dont les activités ont été perturbées par la pandémie pourraient nécessiter une aide sur le plan de leur solvabilité pour surmonter la crise. Parallèlement à l'assouplissement des mesures d'endiguement, il faudrait progressivement mettre fin aux dispositifs de chômage partiel et consacrer davantage de ressources au redéploiement des travailleurs vers des entreprises et des secteurs en expansion. Il faut également soutenir la demande globale, notamment en augmentant les investissements publics productifs, ce qui permettra de réduire les effets négatifs à long terme de la crise.

Les mesures prises doivent porter de toute urgence sur les inégalités préexistantes qui ont été amplifiées par la pandémie. Il faudra prendre des mesures visant des domaines spécifiques et investir dans les infrastructures et la desserte numérique pour soutenir les régions plus pauvres, dont beaucoup dépendent de secteurs où les contacts sont fréquents et sont donc plus vulnérables aux effets de la crise. Pour prévenir un creusement des inégalités, il convient également d'accorder une attention particulière aux jeunes et aux groupes défavorisés, qui sont plus susceptibles de travailler dans des secteurs fortement touchés. Il faut pour cela renforcer les dispositifs de protection sociale et mettre en place des programmes efficaces de formation professionnelle.

L'instrument de l'Union européenne pour la relance pourrait contribuer de manière décisive à accélérer les transitions verte et numérique et à stimuler la croissance potentielle. Les 750 milliards d'euros de l'instrument de relance « Next Generation EU », dont 390 milliards sous la forme de dons, devraient servir à catalyser les investissements visant à réduire les émissions de carbone et à améliorer la productivité au moyen d'une transformation numérique. Les dons devraient déjà permettre d'augmenter le PIB réel des pays de l'Union européenne de ¾ % d'ici à 2023 et, s'ils sont bien utilisés, leur incidence pourrait être deux fois plus forte. Cet instrument pourrait avoir des retombées encore plus grandes si les pays font preuve d'ambition dans la mise en œuvre des principales réformes structurelles de leur plan de relance.

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