Afrique du Sud: Covid-19 - Les hôpitaux sud-africains craignent d'être submergés par la seconde vague

Front de mer de Durban, front de mer du Cap, jetée de Port Elizabeth

L'Afrique du Sud connaît actuellement une seconde vague, avec une variante du virus qui semble être plus contagieuse. Et les soignants peinent à accueillir tous les malades, alors que les hôpitaux commencent à être débordés. Les nouvelles restrictions annoncées par le président Cyril Ramaphosa lundi 28 décembre sont donc accueillies avec soulagement par les syndicats du personnel hospitalier.

Depuis le début de la pandémie de nouveau coronavirus, plus de 40 000 soignants ont été infectés, selon le résident de la République, Cyril Ramaphosa. Et le personnel de santé commence à être épuisé et débordé par l'ampleur de cette deuxième vague, selon Cassim Lekhoathi, secrétaire général du syndicat des infirmiers DENOSA (Democratic nursing organisation of South Africa) :

« Cette deuxième vague de Covid-19 a vraiment mis sous pression les travailleurs des hôpitaux. Ça nous a pris par surprise, et nous n'étions pas encore prêts. Il y a un manque de ressources, un manque de personnel, ainsi que d'équipement adéquat. »

Les plus grands groupes hospitaliers privés ont déjà annoncé qu'ils commençaient à manquer de lits en soins intensifs, comme lors de la première vague. Les nouvelles mesures annoncées par Cyril Ramaphosa étaient donc plus que nécessaires, selon Khaya Xaba, du syndicat NEHAWU (National education, health and allied workers' union) :

« Nous nous réjouissons des nouvelles restrictions, en particulier de l'interdiction de la vente d'alcool, surtout pendant cette saison des fêtes, car la consommation fait augmenter les attaques par armes blanches ou à feu, et les accidents de la route. Nous saluons aussi la décision de fermer les plages et d'étendre le couvre-feu. Nous pensons qu'avec ces mesures, si elles sont bien appliquées, nous allons pouvoir mieux nous battre contre le virus. »

Dans les régions les plus touchées, la population est encouragée à se rendre dans les hôpitaux publics uniquement en cas d'urgence.

« Nous avons simplement baissé notre garde, et désormais, nous en payons malheureusement le prix. Le gouvernement a décidé de placer le pays en niveau 3 d'alerte sanitaire. »

Cyril Ramaphosa, président de l'Afrique du Sud, lors de son discours du 28 décembre sur le renforcement des mesures contre le Covid-19

Plus de: RFI

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