Mauritanie: La fermeture des écoles affecte les enseignants du secteur privé

En Mauritanie, les écoles et universités sensées rouvrir lundi prochain, resteront finalement fermées jusqu'au 11 janvier. Une décision prise mercredi à l'issue du conseil des ministres en raison de l'augmentation des cas de décès et de contamination du Covid-19. Ces dernières semaines, le nombre de décès est passé de 119 à 349 alors que le chiffre de personnes nouvellement contaminées a franchi le cap de 14 000.

Les établissements scolaires et universitaires sont à nouveau fermés depuis le 4 décembre. C'est la troisième fois depuis mars. Mais ce deuxième report en moins d'un mois préoccupe les enseignants et parents d'élèves.

Mody Mohmamed Camara est le président d'une association de parents d'élèves. Ancien ministre de la Santé, il dit comprendre les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la pandémie. « Les autorités qui ont une vue d'ensemble de la pandémie ont décidé de prendre des mesures que nous ne pouvons nous qu'appuyer et approuver. Maintenant, nous nous interrogeons sur le fait que des classes soient fermées, que des mosquées soient toujours plus ou moins fréquentées, que des marchés restent encore ouvert

Les enseignants du secteur privé, en revanche, sont largement affectés par la prolongation de la fermeture des écoles.

« C'est une catastrophe pour des milliers de pères de famille qui ne perçoivent pas de salaire lorsque les écoles ferment leurs portes. Contrairement aux enseignants du public, nous vivons dans la peur de ne pas pouvoir assurer en permanence la pitance journalière. L'eau, l'électricité, le loyer n'en parlons même pas », déplore Moustapaha Mohamed, secrétaire général du syndicat national des enseignants du privé.

Les enseignants du secteur privé réclament huit mois d'arriérés de salaires au titre de 2019-2020. Et l'éducation des enfants est mise à mal.

Plus de: RFI

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