Niger: Élections - Mahamane Ousmane-Mohamed Bazoum, deux enfants de Zinder face-à-face

Mahamane Ousmane (à droite) et Mohamed Bazoum (à gauche), les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle au Niger.

Mohamed Bazoum, le candidat du parti au pouvoir, et Mahamane Ousmane, ancien président, sont arrivés en tête des résultats du premier tour de la présidentielle, publiés par la Commision électorale samedi 2 janvier. Portrait croisé de deux figures politiques nigériennes, issues de la même région mais aux parcours différents.

Dix ans séparent les deux challengers : le plus ancien, Mahamane Ousmane, a 70 ans. Mohamed Bazoum a lui 60 ans. Tous deux sont de la même région de Zinder, à l'est du pays. Pour la première fois de l'histoire politique nigérienne : deux fils du terroir, l'un économiste, l'autre philosophe, pour un fauteuil présidentiel.

Premier président élu démocratiquement en 1993, Mahamane Ousmane est une vieille figure de la politique du Niger. Il garde une assise électorale importante dans sa ville natale de Zinder. Fragilisé politiquement par une cohabitation, il est renversé en 1999 par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara.

Faiseur de roi, son soutien politique a permis à Mamadou Tandja de remporter l'élection de 1999. C'est la sixième fois que Mahamane Ousmane participe à des élections présidentielles.

Pour sa part, Mohamed Bazoum est le plus proche collaborateur du président Mahamadou Issoufou depuis une trentaine d'années. Il était de toutes les grandes décisions du PNDS, qu'ils ont créé en 1991.

Avec une vingtaine d'années de vie d'opposant, Mohamed Bazoum a été cinq fois député et plusieurs fois ministre. Selon son entourage, il a construit sa carrière avec méthode. Ses différents postes ministériels lui ont permis d'avoir la haute main sur l'administration et de se constituer une solide réseau à l'extérieur. Il est aujourd'hui une figure incontournable de la décennie Issoufou, son mentor.

«Le scrutin n'est pas du tout plié, au contraire. Tout dépendra des logiques de grandes coalitions qui vont se former pour le second tour, et de la réserve de voix que l'un et l'autre peuvent mobiliser. Le scrutin est encore plus ouvert qu'au premier tour.»

Seidik Abba, spécialiste des groupes terroristes dans la zone du Sahel

Plus de: RFI

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