Congo-Brazzaville: Covid-19 - Le virus détecté dans quelques établissements scolaires

Le Sénat a annoncé, le 4 janvier, lors de la quatorzième prorogation de l'état d'urgence sanitaire, que des foyers de coronavirus ont été détectés dans sept établissements scolaires publics et privés à Brazzaville et à Pointe-Noire.

Dans son rapport, la Commission affaires juridiques et administrative (Caja) du Sénat, s'inspirant du dernier bulletin épidémiologique de la coordination de gestion de la covid-19, a relevé que depuis le mois de décembre, le virus circule de façon plus active au Congo. Ce rebond est causé, précise le rapport de la commission, par le relâchement constaté dans l'usage des mesures barrières. A cause de cette défaillance, le taux de positivité est passé de 3% au mois d'octobre à plus de 8% en mi-décembre.

Selon ce rapport, au 1er janvier, 1162 personnes étaient détectées positives au coronavirus, dont 182 sont actuellement hospitalisées dans les sites de prise en charge et six en soins intensifs. Le même rapport fait état de ce qu'à Brazzaville et Pointe-Noire, quelques établissements scolaires ont été identifiés comme des foyers de propagation de la pandémie. « Selon les données du ministère de la Santé, le virus continue de circuler dans le milieu scolaire. Il est établi que plusieurs école publiques et privées, telles que Lumumba, Saint-Exupéry, Ecole américaine, Remo, Thomas-Sankara à Brazzaville, Ecole 15 août 1963, Jean-Tchimbakala, Tchiamba et Mvoungou à Pointe-Noire, constituent aujourd'hui des foyers de contamination », précise le rapport de la Caja. Les données publiées par la chambre haute du Parlement pointent aussi les bus "Mal à l'aise", l'Université Marien-Ngouabi et les marchés domaniaux comme foyers de contamination du coronavirus.

Un réseau mafieux favorisant la propagation du virus signalé à Pointe-Noire

Dans les débats, il a été relevé qu'à Pointe-Noire quelques agents de l'Etat affectés à l'aéroport Antonio-Agostino-Néto pour réaliser les tests de dépistage covid-19 à toute personne venant de l'étranger, en ont fait un business. Ils réalisent les tests aux personnes, mais les font passer sans donner les résultats, après avoir reçu des pots de vin. A d'autres personnes, selon un sénateur qui a subi cette arnaque, ces derniers réalisent des tests PCR moyennant 35 à 50 mille F CFA, sans délivrer des reçus de caisse.

A ce propos, le président du Sénat a qualifié ce genre d'agissements "d'intolérables" et souhaité à ce que le gouvernement prenne des dispositions qui s'imposent. «Des fonctionnaires de l'Etat, au lieu de sécuriser les citoyens, privilégient leurs poches. Ceci est gravissime et ne peut pas être toléré. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin d'arrêter ces genres de comportements déviants car il s'agit ici de la santé des Congolais, parce que personne n'est à l'abri du coronavirus », a souligné Pierre Ngolo. Répondant à la question sur l'acquisition du vaccin, le ministre de la Justice et des Droits humains, Aimé Ange Wilfrid Bininga, a fait savoir qu'une commission spéciale sera mise en place pour décider du type de vaccin à prendre.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.