Congo-Kinshasa: Trois morts et de nombreux disparus dans un naufrage sur le lac Kivu

Un bateau circulant sur le fleuve Congo, RDC (image d'illustration).

C'est le bilan du naufrage d'une pirogue en bois motorisée qui assurait une liaison commerciale, dans la nuit de mardi à mercredi, entre un territoire du Sud-Kivu et la ville de Goma dans le Nord-Kivu. Comme pour de nombreux naufrages sur les eaux congolaises, le non-respect des normes de navigation est pointé du doigt.

L'embarcation quittait l'agglomération de Luhihi. Il a chaviré vers 23 heures à la hauteur de la localité de Nyabirehe dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu. Sans manifeste en bonne et due forme, difficile pour les autorités d'avoir un bilan précis.

Néanmoins, pour Delphin Birimbi, du cadre de concertation de la société civile, c'est déjà un drame : « La pirogue avait plus de 100 personnes à bord. Sur place, on venait de repêcher trois corps sans vie, 56 personnes rescapées et plus de 41 disparus. Les causes seraient le surchargement de la pirogue puisqu'elle n'était pas destinée à transporter des personnes, c'était une pirogue destinée uniquement à transporter du fret, mais aussi il y avait eu une forte vague causée par la pluie. »

L'équipage évaporé dans la nature

Faisant partie des rescapés, les membres d'équipage ont disparu dans la nature après le drame. Depuis environ deux ans, les navigations nocturnes des embarcations de fortune sont interdites sur le puissant lac Kivu.

Les autorités peinent cependant à faire respecter la mesure, de l'aveu même de Dédé Mwamba, l'administrateur du territoire : « À 23 heures, les services techniques ne fonctionnent pas, c'est-à-dire que ce sont des gens qui se débrouillent pour partir la nuit. Voilà pourquoi ils voulaient frauder. Malheureusement, ils ont eu des problèmes. Le jour, ils se cachent quelque part pour pouvoir sortir la nuit. »

En l'absence d'équipe spécialisée, le travail de recherche d'autres corps est effectué par des pêcheurs. Dans la plupart des cas, les bilans sont aggravés par le fait que les passagers ne portent pas de gilets de sauvetage. Pour ce naufrage, la majorité des rescapés a eu la vie sauve en nageant et grâce à l'intervention des pêcheurs.

Plus de: RFI

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