Congo-Kinshasa: Eddy Kapend - Des réactions fusent de partout et dans tous les sens

Laurent Désiré Kabila

La mesure de grâce présidentielle du Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, accordée à Eddy Kapend et d'autres personnes condamnées dans l'affaire de l'assassinat du 3ème président de la République démocratique du Congo, Mzee Laurent- Désiré Kabila, le 16 janvier 2001, délit des langues et suscite des réactions dans tous les sens. Plusieurs personnalités politiques, de la société civile et même des Associations de défense des droits humains soucieuses de connaître la vérité sur la mort de ce dernier, sollicitent déjà la réouverture du procès.

Parmi les voix qui se sont élevées pour saluer cette décision du chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, il y a celle de Moïse Moni Della, président du parti politique Conservateurs de la Nature et Démocrates (CONADE), qui pense que le moment est venu pour qu'enfin "les vrais commanditaires de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila puissent être condamnés".

«Pour l'éclairage du mirage et du saupoudrage du procès de l'assassinat de Mzee Kabila, il faudra une révision, étant donné qu'il y a maintenant plusieurs éléments nouveaux sur ce crime crapuleux d'un digne fils du pays », a-t-il déclaré.

Mais, contrairement aux autres, l'ancien candidat à la présidentielle du 30 décembre 2018, Noël Tshiani, lui, craint pour la sécurité de celui qui a été l'aide de camp de Mzee Laurent-Désiré Kabila.

«A sa sortie de prison, le Colonel Eddy Kapend aura besoin d'une protection et d'une sécurité spéciale», a-t-il fait savoir.

En effet, Noël Tshiani justifie ceci par le fait que "l'assassin qui l'avait faussement mis en prison pour camoufler la vérité, chercherait à l'éliminer pour empêcher qu'il ne parle pas".

Il importe de rappeler qu'il y a près de 20 ans que le Colonel Eddy Kapend et d'autres condamnés dans l'assassinat de Mzee Kabila sont tous en détention dans la prison centrale de Makala sans qu'il ait un procès établissant la vérité sur la mort de celui qui avait mis un terme aux 32 ans de règne du maréchal Mobutu en 1997.

Pour la petite histoire, la Cour d'Ordre militaire créée par Feu Mzee Laurent- Désiré Kabila, le 27 mai 1997, avait ouvert à partir de mars 2002, un procès pour juger les assassins présumés du président Laurent-Désiré Kabila.

C'est à l'issue du verdict rendu le 7 janvier 2003 à la prison centrale de Makala que 30 personnes avaient écopé d'une peine de mort sur 115 prévenus jugés, et la peine de condamné à mort qui fut prononcée contre le Colonel Eddy Kapend, mais non encore exécutée jusqu'à nos jours, renseigne-t-on. C'est dans les prochains jours que le Colonel Eddy Kapend va quitter le centre pénitentiaire de Makala, après quelques formalités administratives.

Plus de: La Prospérité

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