Centrafrique: Les plaintes des candidats aux législatives se multiplient

Des électeurs dans un bureau de vote en République centrafricaine (photo d'archives)

Les résultats de la présidentielle centrafricaine du 27 décembre attendent toujours d'être validés. Le président sortant Faustin-Archange Touadéra est arrivé en tête avec 53,92% des voix. La Cour constitutionnelle a jusqu'au 19 janvier pour valider sa réélection. Concernant les législatives, de nombreux candidats à la députation continuent de venir déposer leur requête auprès de la Cour à Bangui.

Écarts de voix, absence de procès-verbaux, bureaux qui n'ont ouvert que quelques heures, intimidation, ou candidats accusés d'être proches des groupes armés... les plaintes sont multiples.

À Kembé, 600 km à l'est de Bangui, seul un village sur les deux que compte la circonscription a pu voter déplore un candidat, venu déposer son dossier. « Les rebelles de la Seleka ont empêché les bureaux d'une des localités d'ouvrir », ajoute-t-il. Ce dernier a d'ailleurs dû passer par le Congo voisin pour atteindre Bangui, la route côté centrafricain n'étant pas sûre.

« Une mascarade »

« Ce scrutin a été une mascarade », s'indigne une candidate de Bambari, aussi venue déposer son dossier. Des hommes armés ont tiré à plusieurs reprises durant la matinée. Seuls 3 bureaux sur 67 ont pu ouvrir, affirme-t-elle, et encore, seulement 2 ou 3 heures.

Preuves à l'appui -- photo, témoignages, copie de procès-verbaux -- les requérants ont jusqu'à la fin de la semaine pour déposer leur recours. Après quoi la Cour Constitutionnelle devra étudier ces nombreuses requêtes, avant de rendre son jugement sur leur validité au plus tard le 28 janvier.

Dans leur rapport présenté fin décembre, les observateurs internationaux, notamment de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (Ceeac) et l'Union Africaine s'étaient dit satisfaits du déroulement des élections. Plus de 130 recours ont été déposés auprès de la Cour constitutionnelle.

Plus de: RFI

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