Burkina Faso: Yatenga - Les terroristes brûlent, pillent et tuent à Koumbri

La commune de Koumbri est située à quelque 30 km de Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord et de la province du Yatenga. Comme celles environnantes, elle vit de manière récurrente sous la menace terroriste depuis 2017 où elle a connu sa première attaque. Depuis le début de cette année, les choses ont empiré avec la multiplication des attaques.

Les 40 000 habitants de cette circonscription administrative vivent dans la peur et les 32 villages de son ressort se vident les uns après les autres avec pour point de chute la ville de Ouahigouya. Indignation et incompréhension sont les maîtres-mots dans cette partie du pays ; visiblement dans l'œil du cyclone.

«C'est comme si cette partie ne faisait pas partie du pays il n'y a ni commissariat ni gendarmerie encore moins un camp dans la zone alors même que nous ne sommes pas loin de Ouahigouya ; les FDS et les volontaires font ce qu'ils peuvent mais leurs réactions sont tardives, ce qui permet ainsi aux terroristes d'agir librement : brûler les greniers et les maisons, emporter le bétail et tuer qui ils veulent.

Même pour enterrer nos morts, il nous faut aller dans des communes voisines comme Barga. Les gens sont en train de se ruer sur Ouahigouya, mais l'accueil n'y pas assuré, j'ai trouvé une maison en location pour ma famille, mais j'en ai été expulsé sous prétexte que j'ai trop de monde. Je ne comprends pas ce qui nous arrive.

Il faut que les autorités se ressaisissent pendant qu'il est encore temps», nous relate, la mort dans l'âme, un déplacé d'un secteur de Koumbri qui a trouvé refuge dans la cité de Naaba Kango. Au moins 6 personnes ont été tuées dans la soirée du 4 janvier au cours d'affrontements entre de présumés terroristes.

Les assaillants, venus massivement, ont mis le feu aux greniers, hangars et emporté des taxis- motos et des motos de la population. La nuit du 9 au 10 janvier, il y a encore eu une attaque avec des victimes côté volontaires et FDS, selon certaines sources non encore confirmées officiellement.

Vivement que ce nouvel épicentre du terrorisme soit mis sous contrôle pour que les populations vaquent paisiblement à leurs occupations.

Plus de: L'Observateur Paalga

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