Cameroun: « Il y a lieu d'être fier du travail des Camerounais ... »

Colonel Arsène Ndzana Fouda, adjoint au chef des observateurs militaires, représentant pays (Cameroun) au sein de la Minusca.

Colonel, quel rôle jouez-vous sein de la Minusca et quel est l'impact du contingent camerounais au sein de la Force ?

Je suis l'adjoint au chef des observateurs militaires (Deputy Chief of Military Observers, DPMO). En plus de cette casquette, je suis le représentant pays (Senior National Representative). En tant que représentant pays, je sers d'interface entre le Cameroun et l'état-major de la force. Il faut que je rende compte à l'état-major des armées au Cameroun de toutes les sollicitations dont le Cameroun peut faire l'objet au niveau de la force. Pas plus tard qu'il y a quelques semaines, le commandement de la force m'a chargé de retransmettre ses félicitations au contingent camerounais à Bossangoa par rapport à la façon dont les hommes ont géré la situation que tout le monde connaît. De l'autre coté je suis chargé de faire connaître à la force les positions du Cameroun par rapport à sa contribution, la préparation des hommes, les plannings de relève et ainsi de suite. Voilà pour ce qui du volet Senior National Representative. En tant que DPMO, je suis là pour seconder le commandant des observateurs militaires.

Globalement pour cela j'ai un petit état-major constitué de cinq officiers. Et sur le terrain nous avons quatre secteurs comme la force. Et à l'intérieur de ces secteurs, nous avons des équipes. De manière globale, notre mission c'est de rechercher le renseignement, rapporter à l'état-major de la force, toutes les informations qui peuvent être utiles pour la conduite des opérations. Et une fois que nous avons des opérations, nous en faisons la synthèse et nous les partageons avec les cellules qui sont intéressées. Les Nations unies sont par ailleurs très regardantes sur la protection des civils. Pour ce qui est des abus sexuels par exemple, nous sommes chargés de recenser tous les cas auxquels nous pouvons faire face sur le terrain et les rapporter à la cellule qui au niveau de l'état-major s'en occupe.

A propos du contingent camerounais, quelle est sa situation ? Comment est-il déployé ?

En tant que pays contributeur de troupes, le Cameroun est classé 6e sur une cinquantaine de pays. La contribution du Cameroun s'élève à près de 10% de l'ensemble des personnels militaires déployés dans le cadre de la Minusca. Nous avons un bataillon à Bossangoa dans l'ouest du pays. Nous avons également une unité de police constituée FPU à Bouar et une autre à Bangui. Dans les pratiques des Nations unies, la gendarmerie qui est une spécificité française est assimilée à la police. Lorsqu'on parle d'unités de police constituée, on parle d'escadrons de gendarmerie qui sont là aux côtés des forces des autres pays pour participer à la sécurisation, au maintien de l'ordre. Au-delà de la mission globale de sécurisation, il y a des tâches particulières qui sont confiées au Cameroun sur certains points à travers le territoire centrafricain. D'une manière générale, il y a lieu d'être fier du travail que les Camerounais abattent en Centrafrique et nous allons continuer de nous améliorer, de manière à apporter notre accompagnement à ce pays frère et ami qu'est la RCA sur le chemin de la paix.

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