Congo-Kinshasa: Defao Matumona - «Joseph Kabila n'avait jamais été mon chauffeur en Tanzanie... »

C'est en 2019 que François MATUMONA LULENDO alias le Général Défao Fafan Gene-Gene a décidé de regagner le Congo- Kinshasa, terre de ses aïeux. Hélas ! Sa longue absence a été toujours l'objet de plusieurs spéculations dans les rues de la capitale, en Afrique jusqu'à la communauté congolaise dans la diaspora en France, Belgique, Grande -Bretagne et Aux USA.

Pour certains, le Général Défao aurait fui son pays natal pour s'exiler au Kenya à cause de ses relations d'antan avec l'ex-président Joseph KABILA. Tandis que les autres langues vocifèrent que le chanteur congolais aurait sacrifié de manière mystérieuse l'un des membres de sa famille pour avoir et maintenir son succès dans la musique. Il y en a encore beaucoup d'autres raisons derrières son séjour prolongé en dehors de la RDC.

Tous ces boursicotages ont fait l'objet d'un entretien entre la presse Kinoise et le patron de Big Stars. C'était une aubaine pour l'artiste de fixer l'opinion nationale et internationale au sujet d'une prétendue relation qu'il aurait eu avec le fils de Mzee Laurent- Désiré KABILA en Tanzanie.

Oui ou non, le Raïs KABANGE a été réellement le taximan avec qui le chanteur congolais faisait ses courses pendant ses tournées musicales à Dar es Salaam ?

Répondant à cette question de curiosité, le Général Defao a été très lucide : NON ! « Ce sont des cabales montées de toutes pièces par des personnes mal intentionnées pour salir mon image auprès des dirigeants du pays », regrette-t-il.

Pour le leader de l'orchestre Big Star, Kabila n'a jamais été son conducteur en Tanzanie. Contrairement à tous ce qui se racontent dans les réseaux sociaux, l'artiste a tenu à préciser qu'il n'a ni vu, ni connu et jamais rencontré le Président honoraire.

«Durant toutes mes années d'absence du pays, je vivais entre le Kenya et les Etats-Unis en passant par l'Europe. Je n'ai jamais passé un long séjour en Tanzanie comme les gens disent... », a déclaré le Géne Géne.

Il a souligné que Kabila et ses compagnons d'élite étaient déjà à Kinshasa lorsque son orchestre BIG STAR faisait des prestations scéniques à Dar-es-Salaam.

«La preuve est que j'ai quitté le pays en 1998 avec mes musiciens pour une tournée aux Etats-Unis. A l'époque, Kabila, le père et l'AFDL étaient déjà au pouvoir à Kinshasa. Ils avaient quasiment le contrôle du pays depuis 1997», a-t-il rappelé aux fossoyeurs qui inventent des histoires sur Internet.

Toutefois, Defao Matumona a démenti avec sa dernière énergie qu'il n'est surtout jamais parti en exil. L'artiste a révélé même que pendant son séjour à Nairobi, il faisait aussi des navettes vers l'Est du Congo et Lubumbashi pour livrer ses concerts. Une fois, il s'est produit même à Matadi sans passer par Kinshasa.

Par ailleurs, la star invite les toutes personnes qui ont manigancé tous ces mensonges de s'excuser.

Auteur- compositeur et grand chanteur de charme, cet artiste musicien a fait la pluie et le beau temps dans l'histoire de la Rumba congolaise. Il est une des rares vedettes de la chanson dont l'Afrique respecte et admire jusqu'à nos jours grâce à ses œuvres qui ont beaucoup contribué à l'émergence de la musique congolaise moderne sur la scène internationale.

S'agissant de sa carrière musicale, le Général de la musique congolaise prépare un nouvel album intitulé « Qui a dit que ? » dans lequel il a chanté avec ses collègues Reddy Amisi et Grand Père Bozi Boziana.

Il pense aussi à Deplick Pomba Nuance s'il faut faire un featuring avec les jeunes chanteurs de la génération montante de la musique congolaise. «C'est un jeune que j'apprécie beaucoup. Il chante bien... Sa voix est très lucide », confirme le Général Defao.

Quant à l'avenir de la Rumba sur la scène internationale, il estime que la musique congolaise a perdu sa place en terme de son style référence en Afrique. L'auteur de la chanson « Copinage » appelle ses collègues musiciens à se donner plus au travail comme ce fut le cas, il y a un dix ans passés. Pour lui, seulement les belles œuvres peuvent mieux défendre valablement la rumba congolaise qui est solidement envahie par l'afro-beat ou encore le coupé-décalé des Ouest africains (Ivoiriens, Nigérians... ).

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