Burkina Faso: Entrée de l'UPC au gouvernement - « Une décision souveraine », selon Zéphirin Diabré

12 Janvier 2021

Le président de l'UPC, Zéphirin Diabré : « 2020 a été pour notre parti une année de combat politique âpre avec la tenue des élections couplées».

L'Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé sa traditionnelle cérémonie de présentation de vœux des militants au président du parti et vice-versa, le mardi 12 janvier 2021, à Ouagadougou. L'occasion a été donnée à Zéphirin Diabré d'expliquer son choix d'aller au gouvernement.

La justification du choix du président de l'Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, d'avoir accepté le poste de ministre d'Etat auprès du président du Faso, chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, a ravi la vedette à la cérémonie de présentation des vœux du parti dans l'après-midi du mardi 12 janvier 2021, à Ouagadougou. Comme il avait donné rendez-vous à la presse à cette occasion, l'ex-Chef de file de l'opposition politique (CFOP) s'est largement expliqué sur sa décision. Pour lui, par leurs votes à l'occasion des élections législatives, les Burkinabè ont clairement exprimé leur volonté de ne plus voir l'UPC, diriger le CFOP.

« Ils ont décidé d'opérer une alternance au niveau du CFOP et en tant que bons démocrates, nous en prenons acte. C'est le lieu pour moi de présenter mes chaleureuses félicitations au nouveau Chef de file de l'opposition politique (CFOP), Eddie Komboïgo et à son parti le CDP. Nous souhaitons que par leur action, ils contribuent à renforcer la qualité du débat démocratique dans notre pays », a déclaré Zéphirin Diabré. Et de confier qu'au sortir des élections de 2020, le Président du Faso réélu, Roch Marc Christian Kaboré, a proposé à son parti et à son président d'apporter leur contribution dans la gestion des affaires du pays, notamment sur la question « ô combien délicate et incontournable » de la réconciliation nationale.

« Au regard de ce que représente cet enjeu pour le destin de notre pays, le Burkina Faso, prenant en compte notre position constante sur la question et considérant ce que nous pensons pouvoir apporter comme contribution et vu notre position sur l'échiquier politique national, avant et après l'insurrection populaire de 2014, l'UPC a décidé de manière souveraine de répondre favorablement à la demande du président Kaboré », a indiqué le président de l'UPC. Remerciant le président du Faso pour la considération placée en leur parti, M. Diabré a argué que vu son histoire, son positionnement politique d'hier et d'aujourd'hui, l'UPC a la capacité de conduire cette « délicate mission ».

« Les termes de cette nomination et l'ancrage institutionnel qui a été décidé montrent clairement que nous sommes dans le registre (... ) d'une mission précise à exécuter auprès du président du Faso, dans le droit fil des engagements qu'il a pris au lendemain de sa réélection et ce, pour ce qui nous est commun et cher, notre patrie, le Burkina Faso », a souligné le désormais ministre d'Etat auprès du président du Faso, chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

« Compagnonnage gouvernemental »

Le secrétaire général national de l'UPC, Rabi Yaméogo, a rassuré Zéphirin Diabré de l'accompagnement des militants dans la réussite de sa mission au gouvernement.

Il a rappelé que la confiance du président à sa personne fait écho au compagnonnage gouvernemental qui les avait réunis dès 1992. « Elle fait aussi écho à la confiance qu'il avait placée en moi en me confiant en 1994, avec l'accord du président Blaise Compaoré, le ministère très stratégique de l'Economie et des Finances dans le gouvernement qu'il avait été appelé à diriger au lendemain d'une dévaluation monétaire historique à tout point de vue et dont tout le monde redoutait les conséquences pour notre pays », a-t-il relevé. Il a réaffirmé son « entière loyauté et son engagement ferme » pour traiter avec succès la question à lui confiée par le chef de l'Etat.

« Mon parti et moi croyons fermement que sans une réconciliation sincère des filles et fils de ce pays et sans une cohésion sociale raffermie, nous aurons toutes les difficultés à relever les défis qui nous assaillent et nous n'offrirons aucun avenir aux générations futures », a argué Zéphirin Diabré.

Bien avant, il a souhaité des vœux de santé et de succès aux militants de l'UPC. « Pour notre cher pays le Burkina Faso, je formule des vœux de sécurité, d'intégrité territoriale, d'unité nationale, de paix, de sérénité, de concorde, de réconciliation, d'harmonie des cœurs, de progrès dans tous les domaines et de prospérité partagée dans l'équité », a-t-il émis.

Sur la même lancée, le directeur du siège national de l'UPC, Jean Léonard Bouda, a exprimé au président, des vœux de santé, de bonheur et de succès dans ses nouvelles responsabilités. Le secrétaire général national de l'UPC, Rabi Yaméogo, tout en formulant les mêmes vœux au patron du parti, a déclaré que l'engagement a été pris pour travailler dans l'unité et la cohésion au sein du parti.

Plus de: Sidwaya

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