Afrique de l'Ouest: La hausse du prix de l'huile de table suspendue en Côte d'Ivoire

Ces derniers jours les consommateurs ivoiriens ont eu la désagréable surprise de constater une hausse du prix de l'huile de table raffinée de 12 à 17% selon les marques. En cause, une hausse des cours mondiaux de l'huile de palme. Après des discussions, les industriels du secteur et le gouvernement sont parvenus à un accord : la hausse des prix est suspendue.

De 20 000 à 24 500 francs le bidon de 25 litres, de 1 450 à 1 700 francs pour la bouteille d'un litre et demi. Dans un pays où l'huile est une composante essentielle de la cuisine, l'augmentation n'est pas passée inaperçue.

Finalement, les industriels acceptent de suspendre l'augmentation et de discuter au sein d'un comité technique, des moyens d'atténuer les répercussions des cours mondiaux.

« Nous avons demandé aux industriels de l'huile de table raffinée, de suspendre la décision (de procéder à) cette augmentation à partir du 1er janvier, rassure Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce et de l'Industrie. Lorsque le comité sera mis en place, si la hausse des cours à l'international se poursuit, il y a différents mécanismes qui peuvent être utilisés, également du côté de l'État, pour pouvoir maîtriser les effets, les conséquences de cette hausse sur le pouvoir d'achat. »

Parmi les leviers possibles pour le gouvernement : agir sur les prix de l'huile raffinée en Côte d'Ivoire. Le prix au détail avait d'ailleurs été plafonné l'an dernier, dans le cadre de la lutte contre les effets économiques du Covid-19.

Satisfaction des consommateurs

Du côté des consommateurs, la suspension de cette augmentation est applaudie.

« Nous n'allons pas bouder notre plaisir, se réjouit Jean-Baptiste Koffi, de la Confédération des Organisations de Consommateurs de Côte d'Ivoire. Déjà, parce que ce n'était pas gagné d'avance. Il a fallu cette mobilisation générale pour que nous parvenions à ce résultat. Quand nous irons à la boutique, et qu'on se rendra compte que ce n'est pas fait, nous avons des mécanismes pour joindre le Conseil national de lutte contre la vie chère, la Direction générale du Commerce de l'Intérieur, pour leur remonter ces informations et les inspecteurs feront leur travail ».

Le pain a aussi failli voir son prix s'envoler également en raison d'une hausse de 1 000 francs CFA du sac de farine de 50 kg. Certains boulangers annonçaient un prix de la baguette à 350 francs CFA au lieu de 150. Le gouvernement a obtenu des meuniers qu'ils renoncent à l'augmentation du prix de la farine pour le moment. Les boulangers n'ont donc plus de raison d'augmenter le prix du pain a estimé le ministre.

Plus de: RFI

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