Sénégal: Matam / Mise en œuvre communautaire des actions de conservation des eaux et des sols - Un modèle innovant dans le Bassin versant du Dioulol (affluent du fleuve Sénégal)

13 Janvier 2021

Dans le département de Kanel, un procédé innovant développé par la SAED a offert des acquis dans le cadre de la conservation des eaux et des sols à partir d'ouvrages positionnés dans le bassin versant du Dioulol, un affluent du fleuve Sénégal qui favorise l'aménagement de milliers de superficies cultivées en toute saison. Aux regards des résultats obtenus, au niveau des huit (8) sites où des travaux ont été engagés, les acteurs ont plaidé pour «l'extension des appuis et le passage à l'échelle du projet dans la zone d'intervention, pour mieux circonscrire la problématique du cours d'eau».

Un atelier déroulé par le PGIRE (Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du Bassin du fleuve Sénégal), dans le cadre des activités planifiées pour permettre le partage des livrables et la réflexion sur les perspectives du projet, dans la commune de Semmé, a permis aux différents acteurs de discuter et d'ébaucher des actions de suivi et de consolidation des acquis. Après avoir suivi les exposés des différentes coordinations, les participants ont, après une discussion générale sur les acquis du projet, sollicité, «l'extension des appuis et le passage à l'échelle du projet dans la zone d'intervention, pour mieux circonscrire la problématique du cours d'eau».

La SAED, depuis la relance de l'agriculture irriguée dans la zone de Matam, n'a cessé de procéder, chaque année, au curage du Dioulol, dont les eaux arrosent des milliers de superficies cultivées en toute saison, pour augmenter la capacité de stockage en eau de cet affluent du fleuve Sénégal. Face aux coûts exorbitants que généraient les travaux de curage, la Société d'aménagement et d'exploitation des terres du Delta (SAED), s'est attelée à l'opérationnalisation d'un aménagement global du bassin versant du cours d'eau. C'est ainsi, relève-t-on, que le projet a pris forme, avec l'accompagnement du PGIRE2, avec la bénédiction de l'OMVS (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal), sur financement de la Banque mondiale. Comme l'explique Malick Dione, le responsable de l'Unité de coordination du projet logé dans le PGIRE (Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du Bassin du fleuve Sénégal), l'objectif visé était de pérenniser un volume d'eau consistant au niveau du Dioulol qui ne cessait de subir un phénomène d'ensablement, au niveau d'un de ses cours d'eau, «le Wendou Bosséabé».

Avec la réalisation d'infrastructures modestes, notamment des cordons pierreux, fosses d'infiltration et croissants lunaires, entres autres mécanismes, pour lutter contre l'ensablement des eaux et favoriser leur retenue, le projet qui s'est appuyé sur une méthodologie participative et inclusive, a permis d'enregistrer des résultats au niveau des huit (8) sites ciblés par la première phase.

Nourri par cette stratégie d'implication des populations, comme l'explique, le coordonnateur du groupement RADI-ADT/GERT, le projet a subséquemment recueilli une adhésion efficace des communautés dont les populations ont travaillé et reçu des formations spécifiées... Des opinions des autorités administratives et territoriales, y compris les échanges et débats constructifs en séance plénière, il ressort que «des résultats promoteurs ont été obtenus dans le cadre de l'environnement (régénération de l'écosystème), de l'agriculture, de la pêche et de l'élevage». Entre autres acquis, que les acteurs demandent de pérenniser pour la consolidation du projet qui a permis, selon eux, d'ouvrir d'autres opportunités de développement.

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