Congo-Kinshasa: Mines - Hausse de la production des principales matières d'exportations

Le gouvernement de la RDC confirme une augmentation d'au moins dix pour cent entre 2020 et 2019.

Le secteur minier connaît actuellement une embellie des cours des métaux sur le marché international. Comme l'explique le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) dans sa dernière réunion du comité de conjoncture économique datant du 12 janvier 2021, la toute première de l'année en cours, cette embellie concerne les principales matières d'exportations, en l'occurrence le cuivre et le cobalt.

Leur production a augmenté globalement de plus ou moins 10 % entre 2020 et 2019. Toutefois, le même rapport du comité de conjoncture économique évoque également la hausse de la production des autres produits miniers. Par conséquent, proposent les participants à la réunion du Comité, « l'État doit prendre des mesures idoines et appliquer la fiscalité telle que prévu par la loi pour faire profiter au peuple RD-congolais de ce boom des prix sur le marché international ».

Dans le cadre du bon fonctionnement de l'économie nationale, il y a la mise en garde de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et de l'Association nationale des entreprises du portefeuille de l'État (Anep). Pour ces deux organisations, les sociétés tant privées que publiques continuent à subir « une multiplicité de contrôles et d'interpellations judiciaires qui contribuent à crisper le climat des affaires et des investissements en RDC ». Sur ce dernier point, la FEC et l'Anep ont reçu du Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, la promesse d'un examen plus approfondi de la question pour des solutions durables.

Quant aux autres secteurs de l'économie nationale, il faut signaler l'engagement des autorités RD congolaises à maintenir et à préserver la stabilité du cadre macro-économique. Pour réussir ce défi, le gouvernement RD congolais invite les opérateurs économiques à l'accompagner. Par rapport à l'évolution des paramètres de ce cadre macro-économique, il en ressort une dépréciation du taux de change « jugé très peu significative, de l'ordre de 0,06 % (cours indicatif) et de 0,11 % (cours parallèle) ».

L'exécutif central note aussi une légère décélération du rythme de formation des prix sur le marché de l'ordre de 0,33 %. Les réserves de change se situent actuellement à 730,26 millions de dollars américains, représentant 2,6 semaines d'importations. Pour l'année 2020, l'exercice s'est clôturé avec un déficit de l'ordre de 997 milliards de FC, financé totalement par les appuis budgétaires du Fonds monétaire international, de la Banque africaine de développement et des bons du Trésor.

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