Maroc: Quatre questions au SG de la Fédération Nationale du Transport Touristique

Marrakech — Dans cet entretien accordé à la MAP, le secrétaire général de la Fédération Nationale du Transport Touristique (FNTT), Mohamed Bamansour dresse un bilan de la situation actuelle de ce secteur, aborde les principales revendications des transporteurs touristiques, avec un focus sur les initiatives prises par l'Etat pour atténuer l'impact de la pandémie sur le secteur, ainsi que sur les perspectives de sa relance notamment après le lancement de la campagne nationale de vaccination anti-Covid-19.

Quel bilan faites-vous de la situation actuelle du secteur du transport touristique ?

- Le secteur du transport touristique traverse une année morose surtout, après une année 2019 florissante ayant incité les professionnels à engager des investissements colossaux, ce qui les a amenés à contracter des crédits pour renforcer la flotte et être en mesure de répondre à la demande croissante.

Le secteur est actuellement à l'arrêt d'activité en raison de la fermeture des frontières. Comme vous savez, la relance du tourisme est liée au rétablissement de l'économie mondiale.

En dépit d'une situation complexe induite par la pandémie de la COVID- 19 et grâce aux efforts entrepris par l'Etat et différents intervenants pour une sortie de crise, nous restons confiants et optimistes quant à un retour à la normale grâce à la conjugaison des efforts de tous les intervenants.

Comment évaluez-vous les initiatives prises par l'Etat pour atténuer les impacts de la pandémie sur les entreprises nationales ?

-Les professionnels saluent les initiatives et actions entreprises par l'Etat pour la gestion de cette étape en vue de sortir avec les moindres dégâts.

Nous nous félicitons également du climat de dialogue et de concertation permanent et de l'interaction des responsables concernés, dont le ministère du tourisme avec les propositions et revendications des professionnels.

Quelles sont les principales revendications des professionnels du transport touristique ?

-Notre première revendication consiste en la mise en œuvre des décisions prises lors des différentes réunions du Comité de Veille Economique (CVE).

Il s'agit de la mise en place d'un moratoire pour le remboursement des échéances des crédits bancaires et le remboursement des échéances des leasings jusqu'au 31 décembre 2020 sans paiement de frais, ni de pénalités pour les entreprises touristiques et leurs employés.

Beaucoup d'obstacles et de contraintes ont surgi lors de la mise en œuvre de cette mesure.

Le secteur peine aujourd'hui à décoller. C'est pour cela que les professionnels du secteur appellent à prolonger le moratoire de remboursement des échéances de crédit au 31 décembre 2021 pour les entreprises et les salariés du secteur, étant donné qu'à ce jour le secteur est à l'arrêt et a beaucoup d'incertitudes sur la reprise des arrivées touristiques internationales.

Cette revendication est légitime sachant que la relance du secteur est liée au rétablissement de l'économie mondiale susceptible de prendre encore du temps même après le lancement des campagnes massives de vaccination dans les pays émetteurs de touristes.

Il serait souhaitable aussi de suspendre les poursuites judiciaires à l'encontre des entreprises du secteur pour non remboursement des crédits et de continuer à octroyer le soutien financier aux employés du secteur jusqu'au 30 juin 2021.

Quelles perspectives pour le secteur notamment après le lancement de la campagne nationale de vaccination anti-Covid-19 ?

-En dépit de cette situation inédite à laquelle se trouvent confrontés différents secteurs névralgiques dont, celui du transport touristique, les professionnels restent confiants et nourrissent de grands espoirs sur la relance du secteur notamment, après le démarrage de la campagne nationale de la vaccination anti-Covid-19.

Nous sommes optimistes et les professionnels contribueront, sans nul doute, à la réussite de cette campagne de vaccination.

Le tourisme va connaître une transformation profonde après la Covid-19. Cette pandémie nous a permis de prendre connaissance des dysfonctionnements dans le secteur.

Les professionnels veulent commencer la période post Covid-19 avec un nouveau souffle et une nouvelle dynamique.

Il faut travailler dès maintenant, sur la promotion de notre destination, sachant que l'absence de salons touristiques internationaux impactera sans nul conteste le secteur.

Nous sommes prêts à conjuguer les efforts pour la mise en place d'un tourisme fort, compétitif, productif, solidaire et pourvoyeur d'emplois.

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