Congo-Kinshasa: La Cenco alerte sur les difficultés de la mise en place de la gratuité des écoles

La mise en pratique de la gratuité de l'enseignement primaire piétine. La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui avait déjà adressé à Félix Tshisekedi en juin 2020 un mémorandum dans lequel elle lui recommandait des préalables pour la réussite de cette réforme, est revenue à la charge ce mercredi à travers une conférence de presse. Les évêques catholiques dressent un tableau sombre de la situation et proposent des pistes des solutions.

Classes surpeuplées, infrastructures scolaires insuffisantes, plus de 60 000 enseignants qui travaillent sans être payés par l'Etat congolais. La Cenco constate que « la gestion de la gratuité de l'enseignement de base souffre d'un déficit de leadership au sein du secteur éducatif ».

L'absence de vision, de planification et de budgétisation dans la durée, dit-elle, poussent certaines écoles à recourir à des pratiques insolites pour payer les enseignants.

« A certains endroits, on a pensé à faire travailler les enfants qui ont un certain âge. Ils sont mineurs ! C'est regrettable. Ils produisent des chansons vendues au profit des enseignants pour éviter que les parents paient », dénonce l'abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco.

Pour financer la réforme, la Cenco rappelle certaines de ses propositions : « Soutenir la gratuité par des financements alternatifs à travers des taxes et des impôts au bénéfice de l'éducation, des apports de financements du secteur privé gérés de manière transparente par des commissions tenues par les parties prenantes et les partenaires éducatifs. »

L'épiscopat demande ainsi au gouvernement de se pencher d'urgence sur ce dossier.

Plus de: RFI

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