Burkina Faso: Lutte contre la pauvreté - Le Larlé Naaba dresse le bilan annuel de ses actions

13 Janvier 2021

Le mardi 12 janvier 2021, le Larlé Naaba Tigré a fait le point de ses activités de développement au cours d'une visite guidée dans sa ferme de Dapélogo, suivi d'une conférence de presse au cours de laquelle, il a décliné les grands chantiers agrosylvopastoraux pour l'année en cours.

Une ferme de 143 hectares, devenue une université agrosylvopastrorale à ciel ouvert. Un musée qui enseigne et émerveille ses visiteurs.

Des milliers de gallinacés, de petits et grands ruminants peuplent la ferme Burkina Sompagnimdi des origines du Larlé Naaba Tigré située à Dapélogo à la périphérie Nord-Est de Ouagadougou. C'est sur ces périmètres aménagés, que le chef coutumier, par ailleurs agrobusinessman a organisé le mardi 12 janvier 2021 une visite- terrain en compagnie de partenaires venus du Mali.

La principale innovation dans la ferme du chef coutumier est la culture sous serre hors-sol. Il exploite sur une superficie de 3 000m² et récolte à ce jour, tomates, concombres, piment et bien d'autres cultures potagères.

Les oignons sont emblavés sur cinq hectares et demi pour un rendement de plus de 40 tonnes attendues pour un chiffre d'affaires compris entre 15 et 20 millions francs CFA.

Pour le Larlé Naaba Tigré, la culture sous-serre est une vraie révolution agricole pour peu que les procédés soient maîtrisés. Selon lui, l'exploitation sous-serre est l'avenir de l'agriculture, car elle préserve les plantes contre les ravageurs (mousse blanche, chenilles, criquets, etc.).

Un point de vue largement partagé par son hôte du jour, l'architecte malien, Sidibé Amadou Dicko, reconnu comme le plus grand producteur sous-serre en Afrique de l'Ouest. Il a reçu un grand prix décerné par des journalistes indépendants cette année en Côté d'Ivoire. Pour Sidibé Amadou Dicko, la culture sous serre exige un peu de moyens financiers, mais elle est à 100% avantageuse.

L'expert malien pense que cette forme agraire est le chemin sûr pour les Etats africains d'espérer une autosuffisance alimentaire. Au bilan 2020, le Larlé Naaba s'est réjoui d'avoir tenu parole partout où il avait prévu faire un don. Distribution de repas dans les 12 arrondissements de la capitale et à Bobo-Dioulasso, don d'ambulances, de vivres, construction ou aide à la réalisation d'infrastructures religieuses, formations et appui aux jeunes et aux femmes, initiative de salubrité « ville propre », (... ) les opérations menées avec succès par le chef sont insondables.

En 2021, il entend perpétuer son action dans la lutte contre le chômage, la pauvreté, la promotion d'une agriculture moderne afin de sonner le glas de la faim au Burkina Faso d'ici la prochaine décennie. Pour y parvenir, le Larlé Naaba va bientôt publier un livre «Song-Taaba système » qui dessine les grands sillons des technologies agricoles.

Aussi, le ministre du Moogho Naaba Baongho compte lancer une vaste collecte de savoirs auprès de trésors humains vivants (âgés entre 80, 100 ans et plus) afin d'en faire des CD, DVD et des ouvrages qui serviront de mémoire pour les anciens, une source intarissable du savoir devant guider et orienter le développement des générations à venir.

« Je suis en droit de choisir mon candidat »

A la question de savoir pourquoi le Larlé Naaba a été vu aux côtés du président Roch Marc Christian Kaboré lors des dernières élections couplées ? Le chef coutumier a affirmé avoir dit en son temps qu'il ne briguerait plus de mandat électif ou nominatif.

Mais que cela ne voudrait nullement pas dire qu'il est apolitique. « On a l'habitude de dire que si tu ne fais pas la politique, la politique te fera. Mieux, refuser de faire la politique est même une autre forme de politique. Donc en tant que citoyen, je suis en droit de choisir mon candidat en fonction des programmes de société. C'est en cela que j'ai choisi d'accompagner et de soutenir la candidature du candidat Roch Marc Christian Kaboré. Il avait un programme bien élaboré et qui prend en compte le développement endogène durable que je prône », a-t-il déclaré.

Dans la même lancée, le promoteur de la culture sous- serre a félicité le président élu et a souhaité une année de santé et le vivre-ensemble au pays des Hommes intègres.

Plus de: Sidwaya

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