Ile Maurice: «Ingrats», gros bras, Kisten - Les élus du n°9 répondent... ou pas

interview

Les trois élus du Mouvement socialiste militant (MSM) dans cette circonscription ont tenu une conférence de hier, mercredi 13 janvier, pour critiquer Anil Bachoo après le retrait de s pétition électorale. Face aux journalistes, le ministre de la Pêche et de l'Économie bleue, Sudheer Maudhoo a aussi estimé que toute l'affaire Kistnen a été «montée» par les partis de l'opposition. Ils ont répondu - ou pas - à plusieurs questions d'actualité.

Vous parliez de démocratie. Vous ne pensez pas que dans une démocratie, n'importe qui peut saisir la Cour suprême sans subir de critiques ?

Deepak Balgobin : Bien sûr. Tout le monde peut saisir la Cour suprême. Une personne peut saisir les institutions juridiques. Anil Bachoo l'a d'ailleurs fait mais quand la Cour lui demande de venir débattre et montrer comment ses droits ont été lésés, il retire sa pétition. S'il croit en la justice, il aurait dû venir en débattre.

Vous dites que le gouvernement a un programme qu'il réalisera pendant les prochaines années. Comment allez-vous faire alors qu'il traverse une période de turbulences avec l'affaire Kistnen ?

Deepak Balgobin : Nous avons quatre ans. L'opposition est impatiente. C'est pour cette raison qu'il y a des palabres, des faussetés et du désordre. Il n'y a pas que Maurice qui passe par un moment difficile. Le monde vit une crise sanitaire sans précédent. Le gouvernement et le Premier ministre travaillent pour réaliser un programme. C'est le peuple qui décidera si on restera au pouvoir quand le moment arrivera.

Sudheer Maudhoo : La stratégie des partis de l'opposition est claire. Ils ont perdu les élections générales et villageoises. Ils ont fait des pétitions électorales. Leur frustration est grande. lls ont créé une équipe appelée «Avengers». Il n'y a pas que l'affaire Kistnen. Ils vont trouver autre chose. Vous verrez, tout comme les pétitions électorales, quand ces affaires viendront en Cour, vous réaliserez que c'était pour faire sensation et pour leur permettre de survivre politiquement.

Vikash Nuckcheddy, vous avez dit que des «ingrats» étaient venus faire du désordre devant la Cour suprême lors de la comparution de Yogida Sawminaden. Et lundi, des journalistes ont été intimidés, cette fois par des récidivistes soutenant ce ministre. Une réaction ?

Vikash Nuckcheddy : Non. Nous parlons de la pétition électorale d'Anil Bachoo. Nous parlerons de ce sujet une autre fois. Aujourd'hui, nous abordons le plat de résistance et nous ne pouvons revenir à l'entrée.

Plus de: L'Express

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