Cameroun: Conseil régional du Centre - Le serment de Tsimi Evouna

Devant la Cour d'appel du Centre hier, le président élu s'est engagé à servir sans discrimination, les populations de son territoire de compétence et à œuvrer au développement de l'ensemble de la région.

« Je jure sur l'honneur et m'engage à servir les intérêts de la Région et à remplir loyalement et fidèlement mes fonctions sans discrimination ni favoritisme dans le respect de la loi et conformément aux valeurs de la démocratie, aux principes de l'unité et de l'intégrité de la République ». Il aura fallu moins de 25 secondes hier à Gilbert Tsimi Evouna pour prononcer cette phrase dans la salle d'apparat de la Cour d'appel du Centre.

Le président du Conseil régional du Centre sacrifiait au rituel de la prestation de serment, préalable avant tout début d'exercice de ses nouvelles fonctions. C'était au cours d'une audience solennelle fort courue, sous la présidence de Cunégonde Mekoulou épse Ngotty, présidente de la Cour d'appel en présence du procureur général près ladite juridiction, Jean-Fils Kléber Ntamack. C'est d'ailleurs ce dernier qui, par ses réquisitions, a ouvert les débats.

En rappelant le sens de cet acte qui est un engagement à accomplir sa tâche avec honneur et dévouement, il a fait savoir à l'élu du jour qu'il est le pionnier d'une institution locale dont les Camerounais attendent beaucoup. Pour Jean-Fils Kléber Ntamack, « le président du Conseil régional est le maillon essentiel pour le développement économique, social, éducatif et culturel de la région ». Dès lors, il devient impératif que la personnalité appelée à assumer cette haute charge « soit à la hauteur de la tâche ».

Toutefois, si l'on se réfère au background socio-politique, à l'expérience professionnelle de Gilbert Tsimi Evouna, ancien délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, « la région du Centre, siège des institutions du pays, s'est choisie une personnalité à la hauteur des importantes missions qui l'attendent » a-t-il relevé.

Dans son discours de circonstance, la présidente de la Cour d'appel a rappelé le caractère cosmopolite d'une région qui évolue dans un environnement où chaque habitant a sa vision, ses priorités, ses préférences et ses pratiques. Il revient dès lors au président du Conseil régional « de créer l'alliage pour rassembler toutes ces différences et renforcer la solidarité ». « L'un de vos premiers challenges est de donner du contenu à l'institution dont vous avez la charge, d'en fixer les contours et déterminer sa place dans le concert de celles qui existent », a-t-elle fait savoir.

Prenaient part à la cérémonie d'hier, de nombreuses personnalités, dont le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, le procureur général près la Cour suprême, Luc Ndjodo, de nombreux membres du gouvernement, des parlementaires, des autorités administratives de la région sous la conduite du gouverneur Naseri Paul Bea, de nombreux magistrats municipaux, des parents et amis.

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