Cameroun: Changements climatiques - L'Observatoire national a gagné sa place

Le ministre en charge de l'Environnement a effectué une descente sur le site de cet organe chargé d'évaluer le coût de l'impact des perturbations climatiques sur l'économie nationale.

Le ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded) était en visite hier à l'Observatoire national des changements climatiques (Onacc). Il était question d'apprécier les conditions de travail de cette structure mais aussi de lui rappeler ses missions au quotidien. «L'Onacc fait un travail de titan face aux moyens dont il dispose. L'Etat est interpellé surtout que le travail est très important. Nous savons aussi que le Cameroun à la cop 21 a pris l'engagement de réduire de 32% l'effet des gaz à effet de serre. Il fallait donc un instrument comme l'Onacc pour nous aider», a affirmé Hele Pierre. Le Minepded a donc pris l'engagement d'accompagner cette structure dans ses actions au quotidien notamment, en lui fournissant assez de moyens.

Pour le Pr Joseph Amougou Armathé, directeur général de l'Onacc, au-delà d'être un élément motivateur, recevoir la tutelle technique est une source d'espoir quant à l'amélioration des conditions de travail de l'Observatoire dont le rôle est de suivre et évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux des changements climatiques en proposant des mesures de prévention. Des impacts d'ailleurs réels.

«D'après une étude de l'Onacc relative à l'impact des perturbations climatiques sur le secteur agricole, rien que pour le maïs et pour un ensemble de raisons, nous sommes à 6 milliards de F de pertes annuelles. Et quand on regarde les autres spéculations pour cette étude qui avait été faite dans 4 régions du pays, on a des pertes de 4 points de croissance. Si nous mettons 50 milliards par point de croissance nous sommes quand même à l'échelle de 200 milliards de F par an. Ces études doivent être généralisées par rapport à toutes les spéculations dans tous les autres secteurs», a indiqué le dg de l'Onacc.

Cette descente à l'Onacc était aussi l'occasion de présenter le bulletin sur les alertes climatiques décadaires et impacts probables pour la période allant du 11 au 20 janvier 2021. On a alors pu apprendre que pour ce qui est des températures, la période étudiée sera marquée par d'importants risques de canicule dans les régions du Nord, de l'Adamaoua, du Centre, de l'Est et du littoral mais aussi une augmentation du nombre de jours avec des nuits chaudes dans certaines localités des régions du Centre, du Sud, du Littoral, du Sud-Ouest, entre autres.

S'agissant des précipitations, « Cette période sera marquée par l'influence de l'harmattan sur l'étendue du territoire national. Une influence sera traduite par des vents secs, froids et poussiéreux. Par ailleurs, les parties continentales des régions sus mentionnées pourraient également connaître des pluies sporadiques et de faible intensité », peut-on lire dans ce bulletin, qui présente aussi les risques et impacts de ces changements sur les secteurs socio-économiques.

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