Cameroun: Cybercriminalité - Accusés de chantage et de viol

Deux individus spécialisés dans l'arnaque et l'exploitation sexuelle des jeunes filles pris par la police vendredi dernier.

Dora T., 15 ans et élève de Terminale dans un lycée de la place, est la « fin de série » des jeunes filles tombées dans le piège de deux présumés cybercriminels. Ils ont été appréhendés le 8 janvier dernier par des éléments de la police judiciaire. Selon le commissaire de police Roger Bienvenue Essomba Abena, Ulrich D. alias Léa, alias Yohan, et Loïc T. sont spécialisés dans la cybercriminalité. Ils créaient des comptes Facebook et Whatsapp à partir desquels ils arnaquaient des jeunes filles via un mode opératoire huilé.

Dora T. a connu Léa sur Facebook. Léa lui a demandé de lui envoyer des photos. Dora ne disposant pas d'un smartphone l'a fait savoir à Léa. Qui lui a proposé les services de son « frère », Yohan, prétendant qu'il pouvait lui en trouver un. Contacté par Dora, Yohan lui a envoyé des photos de téléphones. Une fois le choix fait, Yohan demande une photo de poitrine nue pour « donner » le téléphone. La jeune fille a cédé. Puis le malfrat va exiger une vidéo entière. La lycéenne s'exécute encore, puis l'affaire vire au cauchemar : c'est maintenant de l'argent qui est exigé, contre menace de publication de la photo nue. La victime va soutirer 21.000 F à sa mère et les expédier à Yohan. Mais ce n'est que le début du calvaire.

Yohan demande à présent des vidéos osées, puis 100 000 F ! Que la gamine vole encore à sa mère. Continuant son jeu pervers, Yohan, reprenant l'identité de Léa, menace sa victime, et feint de lui reprocher de n'avoir donné de l'argent qu'à son « frère ». Nouvelle exigence : 150 000 F, sous peine de diffusion des vidéos dans les réseaux sociaux. Paniquée, Dora se met à supplier tour à tour Léa et Yohan, ignorant qu'elle avait affaire à la même personne. La fille a déclaré n'avoir que 10 000F. Léa lui demandé de les apporter à son domicile et promis d'effacer les vidéo.

Mais une fois sur place, ça tourne aux sévices sexuels. Ulrich D. et son complice Loïc T., propriétaire de la maison où la scène se déroule, abusent de la mineure. Ultime diablerie, Ulrich a transféré les vidéos sur un autre compte et repris le chantage dès le soir même ! Exacerbée, la fille va se confier à ses parents qui vont saisir la police. Les deux cybercriminels sont passés aux aveux et ont demandé pardon. Selon la police, l'exploitation des téléphones a permis de découvrir que Ulrich D. compte plusieurs victimes.

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