Cameroun: Professionnalisation des enseignements - Une école des métiers portuaires en projet

Des experts des universités de Douala et Strasbourg ont rencontré des acteurs du secteur maritime mardi dans la cité économique.

« Nous conduisons une étude sur la mise en place d'un centre de formation aux métiers portuaires sollicitée par le port autonome de Kribi. Un centre qui puisse couvrir les activités des opérateurs du secteur. Il faudrait donc que ce soit vous qui posiez vos problèmes. Et toutes ces préoccupations vont aboutir à l'élaboration des cursus d'enseignement. » Ces explications, Jacques Etamè, directeur de l'IUT (Institut universitaire de Technologie) de Douala, les a répétées à maintes reprises ce mardi 12 janvier 2021, lors d'une série de séances de travail avec des acteurs du secteur portuaire à Douala. Le Pr Etamè prenait part à ces rencontres en tant que membre d'un groupe d'experts des universités de Douala (Cameroun) et de Strasbourg (France), et du Gescod (Grand-Est Solidarités & Coopérations pour le Développement), organisme de la coopération française.

Il était question pour ce groupe d'experts, à travers ces échanges, déjà de mettre leurs interlocuteurs au courant de l'initiative, mais aussi de les inviter à intégrer l'équipe-projet de l'étude de faisabilité du centre dont la construction sera financée par l'Afd (Agence française de Développement). En effet, comme l'expliquent Yann Gaudeau, directeur de l'IUT de Haguenau, et Robert Mosé, directeur de l'IUT Robert Schuman Illkirch (deux composantes de l'université de Strasbourg), l'idée est de coconstruire les cursus et les enseignements et d'appliquer l'approche par compétences. Et si le groupe de travail a tenu à se rapprocher de tous ces opérateurs pour enrichir l'étude, c'est parce qu'ils estiment qu'il y a tout un écosystème portuaire qui a les mêmes préoccupations.

Un point partagé par les responsables du port autonome de Douala, qui ont plaidé pour la création d'un centre des métiers unique pour tous les ports du Cameroun. Au Conseil national des Chargeurs du Cameroun (Cncc), où l'idée a aussi été accueillie favorablement, le directeur général Auguste Mbappe Penda et ses collaborateurs ont posé plusieurs questions pour mieux comprendre l'ancrage du projet dans le paysage camerounais. Autre accueil favorable, celui des différents syndicats d'opérateurs réunis au siège du Groupement professionnel des acconiers du Cameroun (Gpac) qui, sur la base de leur expérience, ont entre autres sollicité la prise en compte de la spécialisation au secteur portuaire et maritime pour des métiers transversaux (comptables, juristes, etc.).

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