Madagascar: « Heritage volé » - Les victimes réclament justice

Une propriété sise à Anosibe fait l'objet d'un litige en ce moment, opposant des familles karàna.

En effet, un soupçon lourd pèse sur une dame, qui n'est autre que l'ex-épouse de celui qui a légué ce bien familial, mais aussi la fille de l'ami de la famille, d'avoir détourné cette propriété. Sur ce, la partie adverse a dû recourir à la justice.

Plusieurs plaintes ont été déposées à son encontre auprès des services de la police économique, pour abus de biens sociaux, abus de confiance mais aussi obstruction à l'application de décisions de justice. Une investigation a été entreprise par ces limiers de la police. S'il n'y a pas de changement, le dossier serait en fin d'instruction et devrait faire l'objet d'un défèrement dans les prochains jours.

En catimini. Ces derniers temps, l'affaire a pris une autre tournure. Dans l'attente du défèrement, la dame en question serait partie en catimini à l'étranger. « Malgré la procédure imposée par les policiers de limiter les déplacements pendant les phases d'enquête, elle arrive à s'embarquer dans un avion» selon l'explication de l'avocat des plaignants.

« Et voilà plusieurs mois maintenant que l'«Heritage volé» fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Il a attiré l'attention de tous, non seulement pour son titre évocateur mais aussi et surtout par les réactions aussi diverses que tranchées, qu'il suscite. Comment la succession d'un bâtiment sur un domaine de premier choix situé sur la route d'Anosibe a pu attiser tant de convoitises et de destins brisés ? », selon toujours l'avocat des trois enfants en lutte pour faire valoir leurs droits dans le milieu très fermé des Karana.

Et d'ajouter que « pour comprendre l'histoire, tout commence quand le patriarche, décédé en 2012, lègue en héritage à ses trois fils un patrimoine immobilier, à répartir en trois parts égales. Tout paraît simple en somme mais c'est sans compter à l'époque sur un ami de la famille qui s'est approprié illégitimement ce bâtiment familial. La suite n'est que péripéties de lutte d'intérêts et de déchirures pour récupérer la propriété et la jouissance de ce bien ». Quitte à laver les linges sales de la famille devant un tribunal. Bon nombre de personnes, éventuellement celles qui sont concernées, suivent de près cette affaire tout en espérant que justice soit faite.

Plus de: Midi Madagasikara

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