Centrafrique: L'insécurité continue de faire flamber les prix

Les soldats de la paix de la MINUSCA ont renforcé leurs patrouilles et protégé la population à Bangassou, dans le Sud-Est de la République centrafricaine, suite à une violente attaque dimanche 3 janvier.

Les prix se sont envolés ces dernières semaines en raison de l'insécurité, rapporte l'Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales. Selon cet institut, les produits alimentaires importés ont enregistré une hausse allant jusqu'à 240% pour certains produits. Cette flambée est due à la paralysie des transports de marchandises en provenance du Cameroun.

Sur le marché central de Bangui, c'est la grogne. Pour cette habitante du quartier de Gobongo venue faire ses courses pour 15 personnes, tout est devenu trop cher. « Tout a augmenté sur le marché, les produits de première nécessité, les oignons, la viande, le poisson, les œufs, le sel, les arachides... Tout a augmenté. »

En deux semaines, le prix d'un œuf est passé de 75 à 150 CFA. Le prix d'un oignon a été multiplié par 4. Car l'essentiel des produits sont importés du Cameroun explique ce vendeur. « Beaucoup de nos produits viennent de Cameroun, on n'a rien ici à part les légumes. Si les prix augmentent c'est ça cause de la fermeture de la route. Les convois ne rentrent pas. »

Depuis plusieurs semaines la route allant de Bangui à la frontière est coupée par les groupes rebelles. Les camions ne passent plus et la capitale n'est plus approvisionnée, explique cette vendeuse dans une supérette. « Le sucre vient du Brésil, ça arrive via le Cameroun par la route mais on peut vendre un peu pendant une semaine, mais après une semaine, il n'y a plus de stocks, donc on ne sait pas comment on va faire. »

Auparavant, les soldats des Nations unies escortaient chaque semaine des dizaines de camions de transport de marchandises mais l'offensive des rebelles fin décembre a tout interrompue.

Plus de: RFI

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