Cameroun: Meiganga - Six trafiquants d'ossements aux arrêts

Les malfrats ont été stoppés net dans leur livraison par les éléments de la brigade de gendarmerie locale mercredi dernier.

C'est un gang composé de cinq élèves du lycée de Meiganga dont l'âge varie entre 18 et 22 ans et un acolyte originaire de Tibati, âgé de 24 ans, garagiste de profession qui ont été pris dans les mailles de la brigade territoriale de gendarmerie de Meiganga mercredi dernier dans le département du Mbéré, région de l'Adamaoua. Leur interpellation a eu lieu à Gbakongue, une localité située à cinq kilomètres de la ville de Meiganga dans un car de transport à destination de Bertoua. C'est à Manjo plus précisément qu'ils devaient livrer leur marchandise à un acheteur tapis dans l'ombre. Dans leurs bagages, les éléments de la brigade de gendarmerie sous la houlette du commandant Nsangou Mama ont découvert un squelette complet d'un individu de sexe masculin non encore identifié.

Leur exploitation a permis de remonter la filière et de retrouver les quatre autres exhumeurs. « Nous avons reçu l'alerte grâce à un renseignement digne de foi qui nous a permis d'infiltrer ledit véhicule de transport en commun. Nous avons pu les identifier grâce à notre informateur qui se trouvait à bord et les connaissait physiquement. Cette méthode nous a permis de leur mettre rapidement et discrètement le grappin dessus. Après leur exploitation, ils sont passés aux aveux. C'est grâce à eux que nous avons mis la main sur leurs quatre complices, tous élèves au lycée classique de Meiganga. Ces derniers n'étant pas à l'école, nous avons été conduits dans leurs domiciles respectifs. C'est donc ainsi que, nous avons déniché tous les membres du réseau », explique le commandant de brigade, Nsangou Mama.

Etant passé aux aveux devant le procureur de la République de céans en présence du médecin légiste de l'hôpital de district de Meiganga, les six individus ont conduit les autorités compétentes sur le lieu du crime. Ils ont commis leur forfait au cimetière de Daboloy, lieu de profanation de la tombe, situé à trois kilomètres de Meiganga. Sur le sol, les restes mortuaires du défunt sont visibles et sur instruction du procureur, ils ont été mis à la disposition du médecin légiste pour exploitation médicale. Une enquête a été immédiatement ouverte pour trouver les coupables. D'après le commandannt Nsangou Mama, l'exploitation de ces trafiquants d'ossements humains n'a pas donné lieu à lier un autre cas de ce genre de trafic dans cette ville.

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