Afrique: Les réseaux sociaux, une menace ?

L'arrivée de l'internet a considérablement influencé le quotidien du monde moderne. De fait, on peut dire que la mondialisation est désormais une vraie réalité. Les réseaux sociaux et leurs applications tels whatsApp, Facebook, tweeter, etc., ont davantage globalisé le monde en rapprochant de plus en plus des humains.

Il y a quelques années, personne n'imaginait que ces nouveaux canaux de communication viendraient nous envahir au point de bouleverser notre existence au quotidien. On observe de nos jours que la moindre personne ne se sent quitte aujourd'hui, à moins d'avoir un smartphone et nulle ne s'en passe, avec des usages multiples et des fortunes diverses. Les jeunes, indubitablement, les plus nombreux et les plus actifs, mais aussi les adultes, les femmes et hommes y sont accrochés comme les abeilles au miel.

L'ambition essentielle et louable des investisseurs dans le domaine était de fédérer des petits groupes à travers le monde pour en constituer des mouvements qui s'échangent des informations et se donnent des nouvelles, quel que soit le lieu où ils se trouvent. Ils avaient basé leurs inventions sur le principe selon lequel, l'homme, un être social, ne peut donc se passer de sa relation avec les autres.

D'ailleurs, le concept « réseau social » n'est pas inconnu de l'humanité. Il existe depuis la nuit des temps. Les grands investisseurs dans ce secteur, principalement des jeunes américains, n'ont fait qu'élargir l'horizon d'information et de communication. Ce qui permet aux entités de voir plus loin, tout en enrichissant leurs rapports avec autrui.

Au-delà de l'ambition essentielle, la plupart des internautes se sont emparés de ces nouveaux outils et les ont détournés de leur rôle initial, les transformant en véhicule d'informations parfois polluantes. Un nouveau "journalisme" a vu le jour, pratiqué dans un désordre inouï, donc sans règle ni responsabilité. Par la même occasion et progressivement, les réseaux sociaux sont devenus un vaste terrain où l'on traitre de toutes les choses possibles.

Des outils d'insultes, de diffamation diverse, de délation, de luxure, etc. Ils sont, de plus en plus, utilisés par certains pour nuire à leurs semblables. Ceux qui procèdent ainsi, vont de la diffamation au porno, de vengeance en diffusant, en ligne des images à caractère attentatoire. Souvent des images montées de toutes pièces se répandent comme une trainée de poudre et de façon incontrôlée en dépit des règles de conduite ou de modération mis en place par les plateformes pour supprimer des contenus nocifs. Leur réaction n'est toujours pas rapide.

Terrain de prédilection des politiques, les réseaux sociaux sont également devenus des outils de manipulation de l'opinion publique. Cela s'est vu aux USA avec le scandale cambridge analytica, scandale qui a fait éliminer Hillary Clinton de la course à la maison blanche. De même, les images bouleversantes de l'attaque du capitole ont été, de l'avis des américains et du monde, le fait des publications enflammées sur des réseaux sociaux, notamment twitter.

Conscient que son application devenait un vrai terrain de manœuvre politique, entraînant des conséquences dramatiques, twitter a dû se résoudre à supprimer certains comptes des troublions. Annonçant par la même occasion sa volonté de bannir toute publicité politique de sa plateforme. Au final, les réseaux sociaux, à leur usage actuel, apparaissent comme la langue d'« Esope : la meilleure et la pire des choses ».

A l'évidence, les fondateurs des plateformes des réseaux sociaux n'avaient pas prévu cela.

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