Sahara Occidental: La décision de Trump en cours d'examen

Washington — La récente décision de Donald Trump de reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et d'autres changements de dernière minute ayant trait à la politique extérieur des Etats-Unis sont en cours d'examen, et la nouvelle administration de Joe Biden rendra un verdict basé exclusivement sur un critère, celui de l'intérêt national du pays, rapporte le Washington post, citant un haut responsable de l'équipe de transition de Biden.

"Nous avons pris note de ces manœuvres de dernière minute. Chacune est en cours de révision, et la nouvelle administration rendra un verdict basé exclusivement sur un critère: l'intérêt national", a déclaré ce haut responsable au quotidien américain.

Parmi les barrières mises en place figurent la réinscription de Cuba sur la liste des pays parrainant le terrorisme, la désignation du mouvement yéménite Anssarulah dits (Houthis) comme terroriste, la suppression des restrictions de longue date sur les contacts entre les hauts responsables américains et leurs homologues taïwanais, l'approbation accélérée des ventes d'armes controversées et une série de nouvelles sanctions contre l'Iran et la reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

Kushner était aussi derrière les ventes d'armes aux Emirats arabes unis et à l'Arabie saoudite dans le cadre de la récompense pour les pays arabes qui ont accepté de normaliser leurs relations avec Israël.

Tous les changements de Trump peuvent être annulés

Le Washington Post souligne que "tous ces changement peuvent être annulés, mais chacun complique les défis auxquels Biden sera confronté pour donner sa propre empreinte à la politique".

Mais pour le quotidien américain, "le temps presse pour démêler et analyser l'enchevêtrement de nouvelles mesures que l'administration actuelle a mise en place".

A cet effet, le président élu a promis de restaurer rapidement l'accord nucléaire iranien, mais cela peut être "plus facile à dire qu'à faire", juge la source.

Biden et les Iraniens ont déclaré qu'ils étaient prêts à échanger "conformité contre conformité", chaque partie annulant les mesures qu'elles ont prises en dehors des paramètres de l'accord nucléaire depuis le retrait des Etats-Unis en 2018.

S'agissant de la Chine, comme beaucoup d'autres actions de l'administration de dernière minute, "Biden pourrait simplement inverser les nouvelles politiques de Taiwan s'il le souhaite".

Aussi, le président américain élu, a déclaré qu'il avait l'intention de réduire les ventes d'armes aux Saoudiens et de faire pression pour plus de diplomatie et d'aide humanitaire pour le Yémen, rappelle-t-on encore.

Mais l'inversion de la désignation Houthi n'est pas une tâche facile, explique le Washington Post car "en vertu de la loi, il faut un acte du Congrès, ou un examen de l'administration, après quoi le secrétaire d'Etat constate que des changements de circonstances pour des raisons de sécurité nationale américaine justifient un renversement".

A La Une: Sahara Occidental

Plus de: Algerie Presse Service

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.