Afrique: ART & Culture - Christie's Paris ouvre la foire d'art contemporain africain

En raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, l'édition 2021 de la foire 1-54 prévue à Marrakech au Maroc, se tiendra plutôt à Paris, en France, du 23 au 25 janvier. Les œuvres de l'artiste congolais JM Mika seront exposées.

La capitale française va accueillir, pour la première fois la foire 1-54, avec la faveur de Christie's Paris, la célèbre maison de vente aux enchères, renouvelant ainsi son engagement auprès de la nouvelle scène artistique africaine. La fondatrice de l'événement, Touria El Glaoui, « ne pense pas qu'il soit en plein boom. Il s'agit plutôt d'une croissance graduelle et les prix appliqués continuent d'être relativement inférieurs en comparaison aux autres marchés. L'attention soudaine que lui accorde le marché de l'art international est méritée et le résultat d'un travail hardi mené par des institutions et des individus issus du continent africain pendant plus d'une décennie ».

«L'ouverture d'espaces d'art commerciaux en Afrique, que ce soit des maisons de vente aux enchères, des foires d'art, galeries et autres ont grandement contribué à la croissance de ce marché et renforcé sa pérennité », affirme-t-elle. Dix-neuf galeries internationales vont présenter des œuvres des artistes dans les salons de Christie's Paris, du 20 au 23 janvier. Parmi les artistes dont les œuvres sont visibles, figurent :

JP Mika, né en 1980, en RD Congo. L'artiste congolais se met souvent en scène dans ses œuvres, peignant des autoportraits ou s'intégrant dans une composition de groupe, souvent habillé en sapeur. Il utilise parfaitement de la couleur, donnat une énergie positive à son travail. "Mes œuvres, je les fais pour tout le monde. Pour cela, je suis un artiste et peintre universel. J'ai cette particularité et je dis toujours que Dieu m'a donné cela : la joie. Il se trouve que j'ai une lumière en moi, et j'aime bien partager cela avec tout le monde", déclare-t-il.

Nù Barreto, né Guinée-Bissau, en 1966. Sur ses toiles, il représente les humains comme des pollens flottant dans l'air, des funambules en apesanteur, des ombres qui tombent, traduisant ainsi la brutalité et l'illusion de nos sociétés matérialistes. En effet, sans équilibre, cohésion et harmonisation, nos vies restent suspendues à un fil.

Souleimane Barry, né au Burkina Faso, en 1980. Il peint des toiles oniriques, riches en symboles, de la diaspora africaine et de l'imaginaire collectif. Une esthétique influencée par les toiles de Francis Bacon et de Jean-Michel Basquiat.

Cristiano Mangovo, né en 1982, en Angola. Ses peintures, sculptures, installations et performances trouvent leur inspiration au cœur de la vie urbaine. Elles évoquent souvent la nécessité de protéger les plus faibles face aux plus forts et appellent à des sociétés plus équilibrées où chacun vivrait dans de meilleures conditions.

Abdoulaye Konaté, né en 1953, au Mali. Il teint, découpe, coud des morceaux de tissus pour créer des paysages-patchworks, des tapisseries-teintures, des sculptures-textiles. Il privilégie deux axes : la société (où il traite des sujets comme la maladie, la guerre, le fanatisme religieux) et l'esthétique, les couleurs et la composition. Il travaille pour la vulgarisation et la sensibilisation des arts plastiques auprès des jeunes au Mali et plaide pour le soutien de l'Etat et du secteur privé.

Prince Gyasi, né en 1995, à Accra, au Ghana. Il décrit son œuvre comme une « thérapie par les couleurs ». Il photographie avec son téléphone portable son environnement et presque exclusivement les jeunes habitants de Jamestown, un quartier de pêcheurs de la capitale ghanéenne.

Delphine Desane, née en 1988, à Paris et d'origine haïtienne. L'inspiration lui vient de sa propre expérience de mère et de femme noire, dans ses portraits féminins. Elle peint des sujets de la diaspora africaine et caribéenne, qui pourraient lui être apparentées.

Leila Alaoui, franco-marocaine, née en 1982 à Paris et décédée en janvier 2016. Elle a été promue Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres à titre posthume. Une fondation porte son nom. Ses thèmes centraux sont: la construction identitaire, la diversité culturelle et la migration au sein de la région méditerranéenne.

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