Afrique: Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) appelle les gouvernements à éviter les fermetures massives d'écoles et à prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre les salles de classe aussi sûres que possible

Le nombre d'enfants touchés par les fermetures des écoles en raison de la pandémie de COVID-19 et le nombre de pays qui ont décrété la fermeture des établissements scolaires ont augmenté de plus de 50% depuis le début de l'année 2021, mettant à rude épreuve les progrès d'apprentissage et le bien- être encore à ce jour de plus de 258 millions d'élèves dans 30 pays.

Dans un contexte de recrudescence de l'épidémie dans un grand nombre de pays à travers le monde, Henrietta Fore, Directrice générale de l'UNICEF, exhorte les gouvernements à maintenir le fonctionnement des établissements scolaires dans les meilleures conditions possibles. « L'hypothèse infondée selon laquelle les fermetures d'écoles pourraient ralentir la propagation de la maladie persiste, malgré des données probantes de plus en plus nombreuses qui confirment que les écoles ne sont pas des foyers de transmission majeurs. Nous assistons ainsi à une tendance alarmante suivant laquelle de nombreux gouvernements ferment à nouveau les écoles comme premier recours plutôt que comme dernier recours », a indiqué la Directrice générale de l'UNICEF, dans une récente déclaration.

Lorsque les écoles ferment, les enfants risquent en effet de perdre l'accès aux apprentissages, aux systèmes de soutien, d'alimentation et de sécurité. Les enfants les plus vulnérables - qui sont les plus à risque d'abandonner complètement leur scolarité - en payent le prix le plus lourd. « Ce que nous avons appris sur la scolarisation à l'ère de la Covid est clair : les avantages de maintenir les écoles ouvertes l'emportent largement sur les coûts sociaux liés à la fermeture. De nouvelles fermetures d'écoles à l'échelle nationale devraient donc être évitées à tout prix », énonce l'UNICEF dans son communiqué.

Alors que des millions d'enfants ont été éloignés des salles de classe pendant de nombreux mois depuis le début de la pandémie, l'UNICEF craint que trop d'écoles ne ferment inutilement leurs portes plutôt que de renforcer les mesures pour protéger les établissements scolaires de la COVID-19 : « Dans certains cas, la fermeture des écoles est décrétée à l'échelle nationale, plutôt que localité par localité, ou école par école, et les enfants continuent à souffrir des effets dévastateurs de telles mesures sur leur apprentissage, leur bien-être mental et physique, et leur sécurité. Si les enfants venaient à faire face à une fermeture des écoles pour une nouvelle année consécutive, les effets s'en feraient ressentir sur plusieurs générations à venir » alerte Mme Henrietta Fore, Directrice générale de l'UNICEF.

A cet égard, Mme Silvia Danailov, Représentante de l'UNICEF au Sénégal, se félicite de la réponse apportée par le Gouvernement, soutenue par l'UNICEF et de nombreux partenaires, laquelle a permis d'assurer une rentrée scolaire en présentiel dans l'ensemble des établissements scolaires en novembre dernier et de maintenir depuis leur fonctionnement continu: « D'énormes investissements ont été mobilisés depuis près d'un an, y compris avec l'accompagnement des partenaires techniques et financiers, pour mettre à niveau les infrastructures et équipements scolaires, implanter un protocole sanitaire adapté, et faire respecter les mesures barrières. L'UNICEF salue la décision des autorités scolaires de maintenir les écoles ouvertes et appelle à ne pas relâcher les efforts afin de préserver le maintien des apprentissages au niveau des établissements dans les meilleures conditions possibles, pour les enfants comme pour les enseignants ».

Selon l'UNICEF, la vaccination des enseignants constitue également une étape cruciale vers un retour à la normale. Le bien-être et la sécurité des enseignants sont en effet tout aussi importants pour assurer la continuité des apprentissages et une éducation de qualité. Sur ce sujet, Mme Henrietta Fore, Directrice générale de l'UNICEF, demande, dans une déclaration diffusée au niveau mondial, « que les enseignants reçoivent en priorité le vaccin contre la COVID-19, une fois que les professionnels de santé et les populations à risque auront été vaccinés. Cela contribuera à protéger les enseignants contre le virus, leur permettra d'enseigner en personne et, au bout du compte, maintiendra les écoles ouvertes ».

« Si les décisions concernant le ciblage des campagnes de vaccination incombent bien-sûr aux gouvernements », rappelle l'UNICEF, la continuité des services sociaux de base, et d'éducation en particulier, doit pouvoir être prise en compte dans les exercices d'arbitrage. « De tels exercices peuvent se révéler complexes et appeler à des compromis. Mais ce qui ne devrait pas être difficile, c'est la décision de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver l'avenir de la prochaine génération. Cela commence par protéger celles et ceux qui sont responsables de leur ouvrir cet avenir » conclut Mme Henrietta Fore, Directrice générale de l'UNICEF.

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