Congo-Kinshasa: Bahati Lukwebo - Le point de presse reporté à une date ultérieure

Tel qu'annoncé tout récemment dans les médias, c'est normalement le week-end dernier que le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo devrait commencer sa partition, c'est-à-dire, ce pourquoi il a été choisi par le Chef de l'Etat, à savoir faire tout ce qui est dans son pouvoir pour dégager la nouvelle majorité.

A cet effet, un point de presse était prévu le vendredi 15 janvier 2021 à Kinshasa. Un moment d'échange avec la presse qui aurait permis à l'Informateur d'éclairer l'opinion à travers les professionnels des médias sur les contours de sa mission d'information. Hélas ! Ce rendez-vous qui, apparemment, devrait donner le go à l'Autorité Morale de l'AFDC-A, a été ajourné. D'après des informations recoupées, ledit point de presse serait reporté pour cette semaine.

Il s'inscrivait dans le cadre de sa mission d'une plus haute importance pour le décollage de la République Démocratique du Congo dont le fonctionnement de la plupart de ces institutions se trouverait actuellement en berne.

Notons que l'Autorité Morale de l'Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo avait été nommé par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, comme "informateur" avec pour mission de constater une nouvelle majorité à l'Assemblée Nationale, étant donné que l'ancienne majorité s'était effritée. Et c'est de là que devra sortir un nouveau Gouvernement dit d'Union sacrée de la Nation, une nouvelle donne politique qu'entend mettre sur pied, incessamment, le Chef de l'Etat dans le but de sortir le pays du chaos que certains ont attribué au régime précédent, dirigé par le Sénateur à vie et Autorité Morale du Front Commun pour le Congo, Joseph Kabila Kabange et ce, 18 ans durant.

Faut-il le rappeler, le Président de la République, après des multiples guerres au sein de la coalition au pouvoir qui se sont montrées, au finish, un véritable blocage pour le fonctionnement du pays, avait sonné le tocsin de la fin de la collaboration entre sa plateforme le Cap pour le Changement et celle de son prédécesseur, le Front Commun pour le Congo.

Juste après, les choses sont allées plus vite qu'on ne l'aurait cru. A titre illustratif, il y a eu la défenestration spectaculaire du bureau Mabunda, à travers un vote à bulletin secret. 281 voix pour l'éviction de la Speaker de l'Assemblée nationale contre 200 voix de ceux qui voulaient de son maintien et 2 abstentions, tel a été le résultat de ce vote.

Ceci avait visiblement laissé croire au vu et au su de tous que, la majorité dont détenait la famille politique de Joseph Kabila au début de la législature en 2019 s'était complètement effritée, avait dit dans un discours le Président de la République, Félix Tshisekedi.

Ce faisant, il s'était courageusement décidé, conformément à l'article 78 de la Constitution, de nommer un Informateur à qui il a confié la charge de constater une nouvelle majorité d'où sortira le prochain Premier Ministre qui pourra conduire à bon port le futur Gouvernement de l'Union Sacrée pour la Nation.

Et depuis, certains analystes avertis pensent que les choses seraient en train de tourner à une lenteur sans précédent. Alors que la population attend impatiemment les résultats de la mission salvatrice de l'Informateur au sein du Parlement, les choses semblent ne pas aller dans le bon du côté du navire Union sacrée de la Nation. Est-ce la réunion du mercredi 13 janvier entre le Président de la République, Félix Tshisekedi et les deux leaders de Lamuka, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, aurait-elle de ramification avec le report du point de presse que devait animer l'Informateur ? L'avenir nous en dira peut-être plus.

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