Congo-Kinshasa: ESU - Des étudiants inquiets quant à l'avenir de l'année académique en cours

Alors que la deuxième vague du Covid-19 continue à faire rage dans le monde, particulièrement en République démocratique du Congo sous un climat de couvre-feu, la suspension de plusieurs activités académiques à tous les niveaux inquiète fortement les étudiants, et même les élèves, contraints de rester à la maison.

Les calendriers scolaire et académique mis en péril, plusieurs se plaignent de la situation, compte-tenu du fait que dans certaines universités, les délibérations n'ont pas encore été prononcées. Ces pauvres étudiants ignorent donc leur sort. Au regard du silence qu'observe les Ministres de l'Enseignement primaire, Secondaire et Technique, ainsi que celui de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, la rédaction du Journal La Prospérité a accordé la parole à quelques étudiants sur les questions concernant les effets de la pandémie sur le secteur éducatif, l'éventuelle année blanche, ainsi que leur position pour une reprise des cours en toute sécurité.

Pour Glad Nganga, étudiant à l'IFASIC, le secteur éducatif dans le monde entier a connu une chute libre très palpable, depuis le début de la pandémie du Covid-19. "Aucun pays n'a respecté son calendrier ou programme annuel d'enseignement, et ils ont été contraints de stopper avec la dispensation des cours. En ce qui concerne la RDC, nos écoles ont été fermées durant 5 mois. Et actuellement, bon nombre d'universités n'ont pas encore délibéré pour ce qui est des résultats de l'année académique 2019-2020", a-t-il laissé entendre.

Selon lui, ces effets sont tellement ravageant, et écœurant aussi. Néanmoins, il reste optimiste.

"Certes la maladie est là, mais l'éducation ne devrait pas être sacrifiée, étant donné que la force d'une nation et son avenir est tributaire à la jeunesse, et l'on ne peut pas faire ombrage à celle-ci pour une quelconque raison. En ce qui concerne l'année blanche, elle n'aura aucune raison d'être, et j'ai la ferme conviction que tout sera mis en œuvre pour une reprise dans les semaines à venir".

Rose Kabadi, quant à elle, note les conséquences qu'occasionne ce moment d'arrêt des cours. "Les effets sont notamment, le retard de volume des matières à dispenser, et les professeurs seront obligés de réaménager leurs cours, chose qui ne sera pas facile à faire. De plus, nous faisons face à une année élastique, avec des grèves non résolues dans certaines institutions dont le cas de l'Université de Kinshasa".

Comme piste de solution, Rose Kabadi suggère au Gouvernement central de renforcer la sensibilisation sur la pandémie de Covid-19, en mettant en place des commissions pour la surveillance et l'application des gestes barrières notamment, la distanciation sociale, le port des masques et le lavage des mains obligatoire avant l'accès dans les auditoires. "Ces mesures devraient être renforcées, et le retard est certes énorme, mais je ne crois pas que les autorités iront jusqu'à décréter une année blanche", a-t-elle rassuré.

Etsher Mwika, étudiante en Sciences de l'information et de la Communication, reste positive et recommande de la patience à ses collègues.

"Nous avons besoin de reprendre avec les cours afin d'évoluer comme il se devrait, car nous avons accumulé un gros retard, et l'Etat congolais devrait songer à des bons moyens pour une bonne reprise des activités scolaire et académique. Sur ce, je propose à ce qu'il trouve un compromis avec les professeurs sur une dispensation des matières à distance. Et je suggère à ce que les élèves et les étudiants usent de patience, car cela ne doit pas se faire avec beaucoup de précipitation, et il faut tenir compte de la bonne compréhension des cours par les élèves et les étudiants", a-t-elle souligné.

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