Afrique: Transport routier - Les pouvoirs publics au front contre les faux permis de conduire

D'après la direction générale des transports terrestres (DGTT), sept permis de conduire sur dix, en circulation, sont faux, principalement à Brazzaville et Pointe-Noire. Un vaste contrôle y relatif vient d'être lancé sur la voie publique et devra aboutir au passage obligatoire au permis sécurisé Cémac.

Le phénomène du trafic des titres de transports s'est généralisé depuis plusieurs années au sein des structures en charge de la délivrance des permis de conduire, cartes grises et autorisations de transport public. Les autorités de tutelle fustigent certains agents véreux de la DGTT, qui se seraient livrés au faux et usage de faux des titres de transports et aux pratiques d'escroquerie.

Le nouveau directeur général des transports terrestres, Sadate Girest Bokenga Manzekele, installé dans ses fonctions au début du mois de janvier, s'est engagé à remettre de l'ordre dans le secteur de transport routier. Il a reçu les directeurs départementaux des transports terrestres, le 18 janvier à Brazzaville, pour les informer des réformes en cours et solliciter leur implication.

Pour obtenir le permis de conduire sécurisé, en remplacement des anciens, en carton rouge, l'usager doit se présenter au service des transports terrestres qui procède à sa vérification. Après authentification, l'intéressé devra payer une somme de cinquante mille francs CFA, au titre de frais de chancellerie pour l'impression du permis de conduire sécurisé-informatisé.

Si le document présenté par le conducteur est déclaré faux, comme c'est le cas de la plupart des pièces en circulation dans le pays, l'administration procède à son retrait et renvoie tout simplement son détenteur auprès du service le plus proche pour une éventuelle régularisation. Il sera inscrit à une séance d'examen de conduite au gré des sociétés d'auto-école. C'est seulement après cette épreuve qu'il pourra obtenir un véritable permis de conduire.

Pour Sadate Girest Bokenga Manzekele, la modernisation de l'administration des transports terrestres est une nécessité. Sur plus de 500 permis déposés, à peine 151 sont vrais, soit environ 70% de faux documents en circulation dans le pays. Cette irrégularité justifie le taux élevé d'accidents de la route au Congo, selon un cadre de la DGTT.

Pour lutter contre le trafic de faux documents de transport routier, la nouvelle équipe dirigeante envisage d'introduire la bancarisation ou le paiement électronique du permis de conduire, de la carte grise... Elle veut également s'attaquer aux dossiers liés à la procédure de délivrance des agréments de transport , à l'actualisation des textes réglementaires , à la mise en service des feux de signalisation et l'épineux programme de création d'un grand centre de formation en conduite des véhicules poids lourds.

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