Centrafrique: La paix, à manger... les besoins des déplacés de Bouar

19 Janvier 2021

Parmi les défis à relever par le président centrafricain réélu figure la question des déplacés internes. Ils veulent des conditions de vie décente.

Le président Faustin Archange Touadéra a appelé à la réconciliation nationale après la confirmation de sa victoire par la Cour constitutionnelle.

Dans un discours à la nation diffusé à la télévision nationale, le président réélu a tendu la main à l'opposition. Mais il a promis que les auteurs des violences pré et post-électorales seront arrêtés.

Faustin Archange Touadéra a également remercié les partenaires internationaux, notamment l'Union européenne et l'ONU, qui ont investi plusieurs millions d'euros dans l'organisation des élections du 27 décembre 2020.

Seul un électeur sur trois a voté

D'après la Cour constitutionnelle, deux électeurs sur trois n'ont pas voté essentiellement en raison de l'insécurité dans ce pays, théâtre de nouvelles offensives rebelles. D'immenses défis se profilent donc à l'horizon pour le président réélu : la sécurisation des zones sous contrôle des rebelles et le retour des populations déplacées.

A Bouar, par exemple, à 500 km au nord-ouest de Bangui, environ 10.000 déplacés internes regroupés sur 6 sites, vivent dans des conditions précaires.

"On dort dehors"

"Depuis une semaine nous vivons à l'air libre. C'est difficile de trouver à manger", affirme une déplacée.

"Il nous manque beaucoup de choses ici. On dort dehors, il n'y a pas d'eau ni de nourriture, les enfants souffrent. Il y a les moustiques...on souffre beaucoup", ajoute une autre déplacée, mère de famille.

Pour un autre déplacé, "l'État ou les ONG peuvent nous aider à avoir des couvertures, des nattes, bref tout ce qu'ils peuvent nous donner."

Des habitants réfugiés dans les églises

Depuis l'offensive contre le président Faustin-Archange Touadéra, certains ont trouvé refuge dans l'ancienne cathédrale de la ville pour échapper au rebelles.

"Nous remercions tous les prêtres de nous avoir accueillis dans leur communauté. Nous voulons la paix rien que la paix afin de vaquer à nos occupations. Moi, je souffre de palu et d'hypertension et même les enfants aussi souffrent de paludisme", explique une déplacée.

La paix, c'est ce que souhaite aussi un autre déplacé de Bouar. " Présentement tout le monde se regroupe ici. Il n'y a pas de travail ni d'activités dans les quartiers et cela paralyse le pays", regrette-til.

Il poursuit : "si on peut nous prêter mains fortes et aussi aider le gouvernement centrafricain amener la paix dans le pays, ça sera un atout pour tout le monde."

Plus de: DW

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