Congo-Kinshasa: Gouvernement de l'union sacrée - La longue attente des politiciens congolais

Alors que certains se bousculent aux portillons pour briguer des postes ou apporter leur pierre à l'édifice et la mise en place d'une nouvelle ère dans le pays, il y en a d'autres qui disent ne pas croire à un atterrissage en douceur. Approchés par notre rédaction, quelques-uns ont donné leurs avis.

Dans l'attente d'un aboutissement heureux des tractations entre le chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, et ses interlocuteurs des récentes consultations qui doivent déboucher sur la formation d'un gouvernement d'union sacrée, l'opinion tant nationale qu'internationale s'est envenimée. Dans la ruée d'interventions dans l'espace médiatique, on peut retenir celle du secrétaire général adjoint de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Evariste Kalala, qui s'est révélé dans un échange avec "Le Courrier de Kinshasa".

D'entrée de jeu, Me Evariste Kalala a, tout d'abord, précisé que l'Union sacrée « en téléchargement » n'est pas un parti politique, encore moins un rassemblement d'individus en quête de positionnement. Selon lui, c'est plutôt pour un idéal commun qu'est le Congo. En ce qui concerne les ambitions des uns et des autres pour occuper tel ou tel autre poste, ce sociétaire de l'ex-fille ainée de l'opposition congolaise fustige la précipitation dont font montre certains lieutenants des partis politiques qui enflamment la population par leurs « rêveries vides de sens » et qui « sont en déphasage avec le changement prôné par le chef de l'Etat ».

Evariste Kalala a, par ailleurs, assuré que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, « ne quittera pas le pouvoir en 2023, comme le prétendent certains, mais plutôt en 2024 ». Il justifie cette affirmation par le fait que les élections ont été organisées en 2018 ;mais Félix Tshisekedi a officiellement pris ses fonctions le 24 janvier 2019. Et par conséquent, affirme-t-il, il ne pourra quitter le pouvoir une année avant.

Rendre au Congolais sa dignité

Pour le secrétaire général adjoint de l'UDPS, cette formation politique, qui a comme autorité morale, le chef de l'Etat, a comme ambition de rendre au Congo et aux Congolais leur dignité et leur fierté d'antan. « C'est ce qui pousse le chef de l'Etat à suivre de près l'évolution de la situation », a-t-il affirmé.

Abordé à ce sujet, un autre Congolais, cadre de la Société civile, Me Petias Kalonda, a dit ne pas croire à un atterrissage en douceur de ce gouvernement d'Union sacrée. Pour lui, les ambitions démesurées des uns et des autres ainsi que le mobile ayant conduit les acteurs politiques à rallier le camp de Félix Tshisekedi étaient avant tout mercantiles.

Cet acteur de la Société civile dit ne pas être surpris par les altercations verbales des militants des formations politiques concernées par les consultations ainsi que la formation de l'Union sacrée. Il a par, ailleurs regretté le fait qu'il n'ait pas été reçu par le chef de l'Etat néanmoins à qui il voulait aussi faire part de sa vision de la chose. Il affirme, néanmoins, que sa structure a pu adresser un mémorandum au président de la République dans lequel il a été abordé sa vision sur la situation politique, économique et sociale du pays. Me Petias Kalonda a, en outre, exhorté les Congolais à se prendre en charge pour ne plus vivre à la merci des politiciens. Approchés par notre rédaction pour donner leurs avis et considérations, les cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd) n'ont pas voulu se prononcer sur le sujet.

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