Afrique: Retour des USA dans le multilatéralisme - Biden et Harris tiennent les rênes de la gouvernance mondiale

21 Janvier 2021

Ce 20 janvier 2021, à 20 heures 53 minutes, heures sénégalaises, Joe Biden vient d'entrer dans le bureau ovale, masqué tout comme ses grades corps. Il rejoint par Kamala Harris à 21 heures. Elle marche avec ses beaux enfants, les enfants de son mari. Tout de bleu vêtue, elle est la première femme de couleur Vice-présidente. Sa procession, après celle de Joe Biden, révèle que la famille est importante dans l'image que les leaders américains renvoient à leurs concitoyens.

Un discours inaugural dans sobriété

Le cadre est solennel mais ce sont des drapeaux plantés, comme une forêt sempervirente, qui supplée à l'absence du public devant le capitole. Lady Gaga, star de pop, offre un moment émouvant et glamour, par son interprétation de l'hymne des USA. On n'est pas dans la festivité mais des moments très solennels. Une cérémonie grave sans foule et triste. Une Américaine d'origine sud-africaine qui s'est déplacée à Washington pour assister à l'investiture : « c'est Jésus Christ et Dieu qui m'ont envoyé aussi.» Les USA ferment les pages du bilatéralisme et s'ouvrent à nouveau au multilatéralisme. Le 46e président hérite d'un pays en crise : « il faut reconstruire la classe moyenne, la justice sociale. ... Le désaccord ne doit pas nous mener à la désunion.» Sa première prise de parole s'adresse exclusivement aux Américaines, à tout le peuple. Il s'ouvrira lui-même la porte parce que la place est vacante. Donald Trump a refusé de procéder au rituel que lui avait offert Barack Obama. Avant son adresse, la minute de silence est observée pour les 400 mille morts de la Covid-19.

Le retour au multilatéraliseme

Il a 17 actes à prendre en toute urgence. L'OMS, l'accord de Paris, la Chine, l'Iran, ainsi la suspension du mur entre les USA bénéficieront de ses premières mesures. La loi sur l'entrée du bannissement des pays à majorité de musulmans sera suspendue. La naturalisation de plus d'une dizaine de millions d'étrangers sera étudiée. Avec Biden, l'Amérique n'exclut que les GAFA paient des taxes.

Plus jeune sénateur, il devint plus vieux président. Son fils mort du cancer a reçu la visite d'un soldat qui s'est longuement agenouillé devant son tombeau. Sa demande à son père s'est réalisée : « promets-moi Papa que tu iras jusqu'à la Maison Blanche.» ça a servi au candidat pour se connecter à ceux qui ont perdu un proche avec la Covid-19. Après tout, Trump reste présent par les actes qu'il a posés et sa déclaration : « je reviendrai ». On n'exclut pas que son réservoir de sympathie soit capitalisé par le Parti des patriotes parce qu'un tiers des cible d'un sondage récent pense qu'on lui a volé son élection et plus de 74 millions d'Américains ont voté pour lui. En attendant, il s'est envolé vers sa résidence en Floride avec son épouse après son discours ouvert pas le tube de son chant de guerre qui le sert pendant la campagne électorale.

A La Une: Afrique

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.